A l’aéroport d’Athènes, Patrick et Sylvie, Gabriel, Danièle, Monique, Francis et Virginie, Claude, découvrent la Grèce : le ciel est bleu, le vent est chaud !

La navette commandée par Gabriel est à l’heure, nous arrivons en tout début d’après midi à la Marina, conduits directement sur le ponton par notre chauffeur  qui doit être un expert en marche arrière, car il devra faire le chemin inverse sans pouvoir faire demi tour !

Le bateau, SOFIANI, est en cours de préparation, mais Gabriel et moi pouvons commencer directement l’état des lieux pendant que le reste de l’équipage va tester l’ouzo dans une taverne avoisinante. L’avitaillement commandé arrive entretemps, et nous pouvons enfin charger nos bagages.

Pour lire la suite du récit de Patrick Colléter, cliquez ici.

Au cours de ce périple de 2 semaines entre Athènes et Corfou, nous avons parcouru un peu plus de 300 milles avec des étapes allant de 4 à 65 milles. Le vent n’a pas été très favorable ni très fort. Le soleil nous a accompagnés tout le temps, avec juste un petit orage à se mettre sous la dent. L’eau était à 26°, juste ce qu’il faut pour multiplier les bains, les sauts, les plongeons, les galipettes, les jeux de balle, les apéritifs dans l’eau, …

Notre Cyclades 50.5 muni d’un propulseur d’étrave et d’un winch électrique était en version 5 cabines, permettant ainsi à notre équipage de 10 personnes de ne pas se sentir à l’étroit. Ce n’était malheureusement pas le cas de notre annexe, largement trop sous-dimensionnée (comme souvent en location).

Tout ceci nous a permis d’effectuer une croisière culturelle avec les visites de Delphes et Olympie. Pour cette dernière, nous avons bénéficié d’un taxi aussi volubile qu’efficace. Nous avons aussi découvert la conduite sur les routes grecques où les panneaux, les stops, les feux et les limitations de vitesse ne servent en fait qu’à faire joli sur les photos.

Le canal de Corinthe, au-delà du droit de péage élevé, ne laisse vraiment pas indifférent et la proximité des parois est plutôt impressionnante.

La sortie du golfe de Patras fait changer d’univers en entrant dans une zone de plus en plus touristique, avec un décor enthousiasmant, des petits ports réjouissants où nous avons eu la chance de souvent trouver une place à quai (parfois la dernière), ces petites plages avec une eau vert émeraude.

Un voilier posé sur un haut-fond de 1 mètre nous a rappelé si besoin en était que la navigation doit rester une affaire sérieuse, mais si l’ambiance est rieuse et détendue.

Nos excursions dans les Tavernas à la recherche de feta, d’ouzo, de slouvakis, moussaka, jus d’orange et autres réjouissances ne nous ont évidemment pas déçues.

Nous avons parfois cherché à prendre de la hauteur, plusieurs d’entre nous se laissant tenter par le parachute ascensionnel. Vraiment génial cette vue d’en haut, surtout quand le paysage est jalonné de magnifiques îles.

Et puis nous sommes arrivés à Corfou. Mouillage au pied de la citadelle, visite de la citadelle, de l’immense vieille ville. Très très agréable, il faudra surement revenir…

A peine revenus et absolument ravis, nous pensons déjà à d’autres destinations vers ces multiples et magnifiques zones de navigation autour de la Grèce.

Michel Latouche

 

 

 

Voici par le menu notre navigation à l'occasion de Brest 2016.

Préparez un OCEANIS 45 de 2012, très spacieux avec ces 4,49m de large, ajoutez-y 8 équipiers en pleine forme, faîtes un avitaillement copieux, choisissez une région sublime (la Bretagne !), invitez le soleil, et servez vos menus ainsi:

Samedi: Brest - Ouessant

Nous passons le goulet juste derrière Sirénade, prenant ainsi quelques photos 'en action'. Nous filons ensuite rapidement vers Ouessant avec une arrivée plutôt agitée, le mouillage sera un peu rouleur, voir tristounet car le soleil n'est plus de la partie. Ca ira mieux demain !

Dimanche: Ouessant - Camaret

Nous déployons notre plage arrière (électriquement...) pour la mise à l'eau de l'annexe. 4 équipiers partent à la découverte d'une ile inconnue pour eux. Par chance, le tout petit port permet d'éviter un atterrissage dans le shore break. La mer forte annoncée pour la journée ne nous incite pas à trop traîner, nous partons donc vers Camaret. Au portant, avec 2 à 3m de houle, nous voyons arriver les premiers vieux gréements, accompagnés d'un généreux soleil. Les photographes prennent leurs marques, tandis que le spi prend l'air en sortant de sa chaussette. L'arrivée à Camaret avec les vieux gréements déjà au ponton nous plonge dans l'ambiance recherchée. Une finale de championnat d'Europe de foot perdue plus tard, nous rentrons penauds sur notre beau bateau. Ca ira mieux demain !

Lundi: Camaret - Sein

La météo grandiose nous incite à faire route vers Sein, une première pour tout l'équipage. L'arrivée est magique (avec en plus un dauphin accompagnateur), nous mouillons seuls à l'extérieur du port puis descendons à terre pour... manger des glaces, faire des photos, acheter quelques souvenirs et visiter l'île. Génial, vraiment !

Mardi: Sein - Douarnenez

Un bord tactique sous Tévennec avec le courant descendant pour attraper ensuite le courant montant du raz de Sein. Nous admirons la Pointe du Raz et poursuivons notre route vers Morgat pour le mouillage du midi. Baignade, balade à terre, photos, ... Ni glaces ni crêpes pour cette fois, mais le meilleur est à venir. Et nous repartons au portant vers Douarnenez (ou plutôt Treboul). Parmi les multiples compétences de l'équipage, nous avons une spécialiste des lieux qui nous fait découvrir ses bonnes adresses, pour le plus grand plaisir de tous.

Mercredi: Douarnenez - Brest

Finalement en rupture de crêpes, nous partons à pied vers Port Rhu et Douarnenez pour remédier à la pénurie et surtout pour éviter une révolte de l'équipage. Ceci fait, nous sommes saisis juste après notre départ par un bon grain à 30nd, avant qu'une brise de force 5 ne s'établisse, nous faisant ainsi profiter du très bon confort  à la mer de notre bateau, bien posé dans ses lignes. Inutile de dire que remonter un cockpit de cette largeur à la gîte revient à escalader le Mont-Blanc. Pas gênant, on aime aussi la montagne. Ca tombe bien, car ce sont bien des montagnes russes que nous avons à franchir avant de virer vers Camaret. Waouhhhh ! Notre dernier bord de près sera allongé un peu pour profiter ensuite du portant vers le goulet de Brest. La séance photos reprend, les lumières sont splendides ! Le soir, nous assisterons à terre à la parade des bateaux de Brest 2016. A ne pas rater...

Jeudi: Brest - Brest (Mouillage)

Nous naviguons au coeur de la fête, sous voile, grand ciel bleu, du vent... Le midi, un petit mouillage pour se restaurer, et c'est reparti. Le bonheur, toujours le bonheur. Nous prenons un nouveau mouillage pour la nuit, avec vue sur le port pour le feu d'artifice. Sans oublier de descendre de descendre à terre pour une petite marche. Joli moment que ce feu d'artifice, soudain plombé par les nouvelles qui nous parviennent de Nice.

Vendredi: Brest - Brest.

Nous naviguons à la découverte de l'Aulne sur laquelle se trouvait avant un cimetière à bateaux militaires. Le cimetière est maintenant moins important, l'endroit toujours aussi sympa. Nous croisons une escadre de vieux gréements en ressortant, puis rejoignons à nouveau la fête sur l'eau, en passant d'un bateau à l'autre. On ne s'en lasse pas ! Et puis vient l'heure de rentrer...

En résumé, 7 jours de navigation, 190 milles, plusieurs mouillages, beaucoup de crêpes, de belles balades à pied, du soleil, du vent, plein de vieux gréements, les Pen Duick I, III, V et VI, et bien d'autres choses encore.

Nous nous sommes régalés ! 

Michel Latouche

 

 

 

Puisque gérer les imprévus fait partie des compétences indispensables pour un marin, alors nous sommes très compétents !

En 9 jours de navigation en Angleterre, il a fallu gérer un changement de relève à Portsmouth et non à Londres (pour cause de météo), des écureuils qui sautent à Weymouth, des bateaux qui volent à Portsmouth avec Sir Ben Ainslie à la barre (quadruple champion olympique), conduire à gauche pour visiter l'île de Wight, choisir la meilleure bière à Beaulieu, s'habituer à un rond-point des vaches où les vaches sont bien vivantes (l'effet de la bière ?), découvrir de nouveaux fish & chips pour ne pas se lasser, trouver des vêtements techniques innovants, choisir la bonne place à la terrasse du yacht club de Lymington, sélectionner les photos, trouver de la crème solaire, ...

Mais ce n'est pas tout ! Il a fallu s'adapter au mouillage de Bembridge (très sympa ce village !) et prendre un plaisir énorme pendant la traversée de la Manche. 85 milles de Bembridge à Fécamp, un vent d'abord faible puis rapidement établi entre 18 et 23nd de travers, la mer qui va avec, le soleil, waouh !

Vivement la prochaine escapade anglaise !

Michel Latouche

Le parcours: Portsmouth - Beaulieu river - Cowes - Weymouth - Lymington - Bembridge - Fécamp - Le Havre

 

 

 

Les baroudeurs avaient choisi cette année comme destination la Norvège, en août, au nord du cercle polaire entre Tromso et les îles Lofoten. Ils s’attendaient à du froid, de la pluie, du ciel gris, ils n’ont pas été déçus. Ils espéraient aussi de fantastiques paysages de mer et de montagne, du soleil parfois, des lumières éclatantes, des reflets sublimes, de l’air pur, des eaux limpides ou couleur grenadine, des cascades, des fjords, des oiseaux, des phoques, des dauphins, de la pêche, une nourriture exquise, un accueil génial, des jours sans fin, de grandes balades à pied, des mouillages idylliques, ils ont été emballés !

Pour en arriver là, ils ont bien été aidés par un bateau (Bavaria 50) très bien équipé, très confortable, et par leurs 2 équipiers norvégiens qui les ont accompagnés la première semaine, avec l’envie permanente de faire découvrir leur pays, leur mode de vie, leur culture, leur nourriture aussi, …

Et la croisière ? Abrités la plupart du temps par les montagnes, nous n’avons jamais eu de conditions météo (20 à 25nd max) ou de mer (2m maxi) difficiles. Sachant que la navigation nécessite une attention très soutenue pour se déplacer entre ces centaines (milliers ?) d’îles, cailloux, … dans un contexte d’abord rude entre Tromso et Svolvaer, avec l’impression de faire du bateau à la montagne, avec la neige à basse altitude, en faisant escale dans des petits villages sur des quais (parfois moins longs que notre bateau)  ou au ponton avec souvent une seule place pour caser nos 15 mètres, en utilisant parfois des échelles de chantier pour pouvoir monter sur le quai, des cordages pour sécuriser nos descentes à bord… Ensuite, à partir de Svolvaer, on entre dans la région sublime des îles Lofoten, faite de fjords majestueux, de mouillages paisibles, de ‘ports’ miniatures où nous trouvions toujours une place (parmi les 2 disponibles maxi…).

Nous en avons pris plein les yeux, fait des milliers de photos, des dizaines de film. Aucun ne pourra retranscrire pleinement ce que nous avons vu et ressenti…

Et le froid dans tout ça ? Bien conseillé par nos équipiers norvégiens, nous avons utilisé en permanence le chauffage du bord, disposant ainsi d’un intérieur (et de vêtements) toujours sec. Les couettes fournies avec la literie ont permis de se dispenser d’utiliser les duvets. Bien protégés par un taud intégral, nous avons pris tous nos repas à l’extérieur. Génial non ?

Et puis il a fallu partir. Certains sont rentrés directement à Paris, d’autres sont repartis vers le cap nord et la frontière russe avec la compagnie Hurtigruten qui assure depuis 1893 une liaison maritime entre Bergen et Kirkenes, avec de très nombreuses escales. Mais c’est d’une autre aventure qu’il s’agit.

Et après ? Difficile d’aller dans ces contrées sans avoir envie de poursuivre les explorations. Un jour prochain peut-être...

Michel Latouche