C'est à 7 que nous attaquons la première des 2 journées de formation pratique. Une présentation détaillée du pont pour les débutants, et c'est parti pour une navigation devant Le Havre. La mer un peu agitée peut impressionner les nouveaux venus, mais tout le monde se sent en sécurité sur Sirénade. Premières explications, identification des différentes allures 'en live', quelques virements et nous rentrons au ponton visiteurs pour nous restaurer. Un équipier pas encore suffisamment amariné doit nous quitter.

L'après-midi, les 5 femmes de l'équipage veulent montrer de quoi elles sont capables ! Comme le montre la photo, elles savent faire marcher un bateau. Mais pas toujours très droit...

Plus rien ne leur résiste. Les virements, les empannages, les noeuds, la manoeuvre de port, elles sont extraordinaires ! Près de 30 Nm parcourus dans la journée. Le chef de bord en sort épuisé et sera alité dès 21h30.

Pour le dimanche, la vigilance était de rigueur depuis le début de la semaine avec la tempête annoncée.

La journée se transforme en session théorique. Les cartes en papier sont ressorties des équipets, les livres des courants aussi, ce qui a le mérite de les aérer. Les abaques SH4 aussi, après avoir enlevé quelques toiles d'araignées. Même la règle Cras verra la lumière ! Explication de la carte, des courants, exercices de calcul de marée, nos élèves sont studieuses. Normal, les virements de la veille ont laissé quelques courbatures apparemment !

Tout le monde rejoindra ses pénates dans l'après-midi, la pluie n'ayant toujours pas cessé.

Michel

Récit de la navigation bretonne du 18 au 25 août, par nos complices navigateurs :

 


Introduction
Je partîmes tout seul mais par un prompt renfort nous nous vîmes 4 en arrivant au port !


Développement
Nous bravîmes les éléments déchaînés guidés par le seul souci de laver notre honneur et notre linge
à Ouessant nous criâmes hip hip orin pour Claude le stratège de l'ancrage et Chloé la magicienne de la manœuvre

Conclusion

Dans la brume les dauphins furent notre soleil !
mais nous ne vérifiâmes si les bourses du curé de Camaret pendèrent et c'est heureux !
Nous ne vîmes que Wracment l'Aber Wrach et c'est temps couvert
Mais nous bûmes mangâmes rigolâmes refaitâmes le monde tant et tant que plus vivants nous nous sentâmes et plus haut volèrent nos cœurs et nos âmes.
Fin

Christophe


 De Brest à Camaret

 


 

Chers amis,

 On parlera de marins, d’une part, quand on a une génération d’êtres de la même trempe, par exemple : tant qu’existeront les marins, c’est-à-dire leur génération continue.

Il sera possible d’objecter que même en Camaret, on trouve des compositions impossibles, une sorte d’énoncé du cercle alors qu’il s’agit d’un triangle, au bout duquel le pain de marins justement se paye au prix du caviar. Là ! Que nous ne fûmes en Brest où sans avoir manqué la marée, nous manquâmes pourtant la bio coop, ou plutôt l’inverse.

 Nous eussions eu un franc succès en présentant aux âmes en quête de vérité intérieure, le débat entre Polis et Ethos, tant il est vrai qu’il est possible de dire chaque chose non seulement par son énoncé propre, mais aussi par l’énoncé d’une autre, soit de manière entièrement terrienne, soit aussi de manière marine, comme quand on dit que huit est un double, en se servant de l’énoncé de la dyade.

 La providence, contre toute attente, c’est-à-dire comme toujours, pourtant, nous offrit en mer d’Iroise, ND de Rocamadour.

 Bien nous en pris, car le temps fut clément, jusqu’à ce que les apôtres Christophe et Grégoire, accompagnés par les Dauphins au retour d’Ouessant et Molène, presque marchant sur l’eau –si si, y a des photos-, sans aucune peine, s’en furent sous d’autres cieux.

Alors, Chloé et Claude, à l’arrivée au pot de beurre, au moteur pour être honnêtes, avec une parfaite navigation digitale, enfin libérés du poids des terriens qu’ils menèrent pourtant à bon port, s’en furent à d’autres (d) ébats. Car la liaison et la division sont dans la pensée discursive et non dans les choses, car la pensée sépare le marin du terrien.

 Enfin, il faut tout de même avouer que même les vrais marins furent retenus par la modernité, enfants en perdition ferroviaire, téléguidés à grande peine à distance, et sans s’engueuler, ce qui est tout de même un exploit, et me rassure sur mes chances de survie, si la révolution advient un jour J

 Amis marins, salut !

 Grégoire

NB : j’espère qu’Aristote me pardonnera ce plagiat de sa Métaphysique !


 De Ouessant à l'Aber Wrach

 

 


 

Voilà un petit condensé du séjour breton sur Sirénade.

Lundi 20 août, grosse journée train + bus pour arriver à L’Aber Wrach. Un joli petit port très tranquille et petit Rhum autour d’une soirée crêpes par le chef Claude et j’ai pu faire connaissance avec Chloé et Christophe sous un beau coucher de soleil. 

Découverte du bateau, agencement, couchettes...

Mardi 21 août, test de mise à l’eau de l’annexe et fixation du moteur. Puis, c’est le départ vers Roscoff, sous un beau soleil, mais sans vent, donc moteur, moteur et moteur. Au moins, j’ai pu avoir des explications des prof Claude et Chloé smile sur les bouts, les voiles et winchs. Et premier exercice de sortie de voile pour le plaisir et petit coup de soleil pour moi. 

Mercredi 22 août, en route pour Trebeurden. Un coucou rapide des dauphins qui nous ont croisés, super de voir ça. J’ai encore aimé "wincher", tirer les bouts... 

Jeudi 23 août, le meilleur temps pour la voile pour mon niveau (première sortie de plus d’une heure pour moi). Toujours un plaisir de manipuler, tirer des bouts, changer de bord...

Vendredi 24 août, départ très matinal et gros temps. Là, je ne crâne pas, et le mal de mer me rattrape, allongé ça va, assis et debout... bon retour en position allongée.  Là, les sensations étaient complètement différentes avec un peu d’inquiétude. Mais heureusement, à l’abri de l’île de Bréat, mon estomac se calme tout comme la mer. 

Évidemment, tout ça avec de magnifiques paysages, les granites roses, des îles, des rochers et quelques animaux...

Arnaud


 De l'Aber Wrach à Trébeurden

 


 De Trébeurden à Paimpol avec halte à Peros-Guirec, Bréhat et sur les 7 îles

  

 

Claude et Chloé

Ce week-end était consacré à la dernière session de formation pratique avant l’été. Pas moins de 9 adhérents (dont 4 adhérentes !) se sont donc retrouvés sur Sirénade dès samedi à 9H.

Le premier exercice avait eu lieu pendant la semaine : il fallait lire le mail détaillé du chef de bord afin de maîtriser ensuite :

  • L’heure du rendez-vous
  • L’emplacement de Sirénade
  • L’équipement à prévoir (des gants ?),

Autrement dit, nous partions sur des bases élevées !

Samedi, après une présentation détaillée du pont, place aux exercices en essayant de s’appuyer sur les niveaux voile de la FFV.

Beaucoup de plaisir à partager, à faire des ronds autour d’une bouée, à assimiler les différentes allures, à ressentir les éléments (le vent apparent…), à savoir se positionner par rapport à une cardinale (qui n’est pas l’épouse d’un cardinal soit dit en passant), à se mettre à la cape, à wincher (dans le bon sens), à virer, à empanner, à prendre un ris, à le larguer, à se positionner (quelle heure est-il, où est le soleil, quelle est notre direction ?). Sans oublier quelques manœuvres de port, et l’envoi du spi pour finir la journée en beauté !

Dimanche, une petite partie de l’équipage a changé mais l’enthousiasme est toujours bien présent. Nous commençons par des manœuvres au moteur dans l’avant-port. Suivre une route en marche arrière, en regardant si possible où l’on va, faire demi-tour au coup de fouet, etc… Et puis hisser la GV. C’est à ce moment que l’on reconnait ceux ou celles présents la veille. Ils ou elles ont apparemment un peu mal aux bras. Bon signe non ? On continue nos exercices tout en se dirigeant vers Deauville. Mouillage devant la plage, repas. Et pour le café on fait comment ? Facile, on va s’amarrer à quai devant le casino de Trouville. Et hop, encore une manœuvre… Et une nouvelle opportunité de hisser la GV ensuite (Aie mes bras !).

Plusieurs virements parfaitement maîtrisés plus tard, nous rentrons au Havre fourbus, heureux et bronzés. Quel beau week-end !

Michel Latouche

Crédit photos: AL

 

Vous ne le savez peut-être pas, mais depuis 2016 il y a un froid entre la reine d’Angleterre et Mer Amitié. Alors que ces deux vénérables institutions célébraient cette année-là leurs 50 années de règne ou d’existence, Mer Amitié n’avait pas tenu son engagement de se rendre à Londres au printemps. La faute à la météo paraît-il.

Depuis, les échanges entre les deux vénérables institutions se sont poursuivis, mais sans que rien ne provoque un réel rapprochement.

Heureusement, tout ceci est depuis ce week-end de  l’histoire ancienne !

Eh oui, Mer Amitié n’a pas hésité à envoyer 8 de ses représentants outre-Manche à l’occasion du mariage de Meghan et Harry, l’occasion pour 6 de nos 8 équipiers de réussir brillamment leur première traversée de la Manche. La grande classe non ?

Comme le veut la coutume, nous partîmes vendredi vers 23H.

Une belle progression avec le nordet, et puis une molle qui nécessite de faire appel à seigneur Volvo. La remontée du Solent en début d’après-midi est toujours un bonheur. L’arrivée sur Cowes nous inquiète un peu car les marinas sont complètes pour cause de régates et autres rallyes. Après d’âpres négociations, nous trouvons refuge à Shepard Wharf, exhaussant ainsi notre souhait de ne pas aller à East Cowes pour ne pas devoir ensuite prendre le bac.

Après la balade en ville, et avant le traditionnel fish & chips au pub, nos innombrables voisins de ponton sont en feu ! Déguisements, costumes délirants, robes de soirée, masques de Meghan et Harry, c’est un joyeux délires qui s’installe. Nos voisins viennent même nous parler, s’essaient parfois au français. Notre aller-retour en 3 jours nous vaut parfois un ohhhh.

Une nuit  réparatrice plus tard, place au tourisme. Les 2 voitures que nous avons réservées avant le départ, une Bentley modèle Ka et une Rolls modèle Panda sont prêtes.

Bentley modèle Ka - Rolls modèle Panda

Nous explorerons alors Yarmouth et les Needles avant de pique-niquer sur la côte sud.

Retour ensuite sur Sirénade où une nuit forcément moins réparatrice se prépare. Sortie du Solent au moteur, puis le Nordet se remet en route jusqu’à 20 Knts environ. Nuit animée par les may-day relai et le comportement erratique de certains bateaux dans la nuit. La traversée des rails restent toujours une aventure ! Un ris sera pris dans la nuit pour faciliter le repos des équipiers dans leurs couchettes. La côte normande n’apparaîtra qu’à 5 Nm du but. Comme nous l’avions fait à l’aller pour notre arrivée dans le Solent, le spi sera renvoyé pour les derniers milles.

What a week-end, and congratulation to the crew. You did a great job !

Amicalement

Michel Latouche

Crédit photos: CD, LP, AL, ML

Pour le week-end de 4 jours de l’Ascension, nous sommes 4 à bord et direction à l’Ouest. Objectif Saint-Vaast la Hougue avec un arrêt dans les îles Saint-Marcouf.

 

Jeudi 10 Mai

La sortie du Havre s’annonce très venteuse avec des rafales, jusqu’à 12h. A cela doit s’ajouter une bonne houle.

Vers 12h30, nous sortons donc avec 2 ris dans la grand-voile et le solent sur l’étai largable. Finalement, le vent est assez stable. Sirénade avance bien malgré la houle qui s’avère plus modérée qu’annoncée.

Notre objectif du jeudi soir est Port en Bessin, mais la houle freinera notre progression et le froid aura raison de l’équipage. De peur de ne pouvoir atteindre Port en Bessin assez tôt, nous reviendrons sur Ouistreham, puisque Courseulles sur Mer est rempli par la Coupe de Normandie.

Vendredi 11 Mai

Très belle journée, plus chaude sous le soleil, vent modéré, assez fort pour permettre à Sirénade de bien marcher (5 nœuds pour 7 nœuds de vent), mais pas trop fort pour avoir une mer ridée.

Nous suivons la côte, puis visite de Port Winston en face d’Arromanches ; beaucoup de pêcheurs autour des pontons profitent de la belle journée.

Puis, route tranquille vers Port en Bessin, où nous arrivons au ponton à l’ouverture des portes vers 19h00. Nous profitons des sanitaires flambants neufs et visitons la ville en soirée.

Samedi 12 Mai

Temps gris, peu de vent à la sortie de Port en Bessin, nous restons au moteur une petite heure.

Puis le vent monte, entre 8 et 10 nœuds, ce qui suffit pour faire bien avancer Sirénade.

Le temps se gâte, nous rentrons dans la pluie vers 13h. Elle ne nous quittera qu’en fin de journée. Ce qui nous permet de profiter du bimini en guise de parapluie et d’essayer plusieurs boissons chaudes (oasis pomme cassis ou encore jus d’orange/cannelle, bonnes alternatives à la soupe ou au thé).

Le vent tourne plein Ouest, et reste en dessous de 10 nœuds, Sirénade avance maintenant au grand largue voiles en ciseaux.

Nous arrivons vers 20 heures à Honfleur pour profiter de la chaleur d’un bon restaurant.

Dimanche 13 Mai

Le soleil arrive rapidement, le vent reste modéré, et Sirénade s’en accommode bien, nous permettant d’arriver assez tôt au Havre pour faire quelques manœuvres avant de le laisser en attente de sa nouvelle place au port.