2016 03 - Voiles neuves !

Petit moment d'émotion comme toujours pour cette première navigation de l'année sur Sirénade, très tôt dans la saison. Beaucoup d'impatience aussi, car la météo s'annonçait parfaite, à la fois pour croquer des milles, mais aussi pour manger ... des huîtres. Donc direction St Vaast !

Ce bord de près bon plein pendant 55 milles, avec ces voiles neuves, cette carène lisse, et ce bateau en parfait état fût un réel plaisir. Plaisir que nous pûmes savourer au mouillage de St Vaast, une vitesse excessive nous ayant fait arriver bien trop tôt.

Pour le retour, moins venté et avec un vent plus portant, le plaisir était toujours bien présent. Celui d'admirer le lever du soleil, les prémisses des lumières de printemps aussi.

Mais je n'ai pas répondu à une question qui doit vous tarauder: Fait-il plus froid en baie de Seine début mars qu'en Norvège début août ? La réponse est Ouiiiiiii. Sachant que même si l'équipement de Sirénade ne cesse d'être optimisé d'année en année, il n'est pas encore prévu d'installer un chauffage permanent.

Amicalement

Michel Latouche

 

2016 04 - Un dimanche à la campagne

Le samedi, tout est permis ! Alors ce sera direction Deauville pour un mouillage devant le casino, le temps de se restaurer avant de poursuivre notre route au portant et sous spi vers Ouistreham. Le timing est parfait, nous arrivons à l'ouverture du sas. 2 cables  cassés dans l'écluse ne perturbent pas notre manoeurvre, il en faudrait bien plus. A l'ouverture du sas, nous filons tout droit vers le pont de Bénouville. Remontée bucolique du canal, avant une escale non moins charmante et champêtre le long du quai juste avant le pont.

Le dimanche commence par une marche à pied, en passant par le musée puis le village de Bénouville. Canards, pêcheurs, rameurs, coureurs à pied animent notre matinée bien ensoleillée.

L'équipage au complet (soit 8 personnes) quitte son escale, car les meilleures choses ont une toujours une fin. Ce n'est toutefois pas la fin réelle des réjouissances, car nous filons alors vers le Havre en mettant en pratique les conseils que notre maître-voilier nous a prodigué au local fin mars. On borde (à quelques centimètres des filières), on reprend du chariot, on observe le creux, les penons, on reprend un peu de pataras. 

Et hop, la fusée Sirénade est lancée ! Ca file, ça glisse, le soleil brille, l'humeur est joyeuse !  Le bonheur, ce n'est pas toujours pour demain...

La virée se termine par une séance de manoeuvres au moteur au milieu des nouveaux pontons du Havre.

Amicalement

Michel Latouche

 

2015 11 01 - L’été en Automne

Ce matin brumeux et frais, presque froid à Rouen, n’est guère encourageant, surtout à sept heures.

Restons optimistes, les prévisions sont bonnes.

Quand nous arrivons au Havre, non seulement la brume s’est à peu près dispersée mais il y a une trouée de ciel bleu, assez pour tailler la culotte d’un gendarme comme disait ma grand-mère. Au début un petit gendarme, puis un gros genre sergent Garcia ou Carlo Ventre le bien éponymé.

 A chacun de prendre les références qui lui siéent.

Enfin toute la gendarmerie peut se voir culottée de neuf !

 

Et nous partons sous le soleil, objectif  Fécamp  avec l’espoir d’avoir encore un peu de vent derrière pour en revenir.

Vent E-SE, au départ ça marche fort sous grand-voile et génois. A un moment, pour le confort, nous réduisons la voilure et le canot n’en avance que mieux d’autant plus que la mer est quasiment plate.

Et puis le vent mollit un peu et adonne : le spi saute tout seul  à sa place !

Un vrai bonheur, à tel point que nous nous écartons de la route directe de façon à conserver une allure abattue et éviter l’abri de la côte.

Hélas, tous les plaisirs ont une fin.

Une brise évanescente ne gonfle plus les voiles et nous mettons au moteur pour gagner Fécamp que nous atteignons vers dix-sept heures.

 

Bientôt un second bateau visiteur vient au ponton. La liste est clause.

Le temps d’aller jeter un coup d’œil sur la plage et la nuit nous enveloppe.

 

Le lendemain, ciel bien dégagé dès l’aurore, assez tardive avouons-le.

Nous partons vers dix heures, même scénario que la veille avec un grand bord de spi et température mieux que printanière.

Au début le soleil n’éclaire que les reliefs de la côte les plus sortants  sur un fond légèrement brumeux. Le vent  nous quitte plus tôt que la veille et nous nous rapprochons de la terre. 

Nous bénéficions du rare spectacle  des falaises d’Etretat se reflétant sur la mer.

 

Evidement tout cela nous conduit au Havre juste pour voir le soleil disparaître mais sans le rayon vert.

Le ménage du bateau se termine à la nuit tombée.

Des jours comme ça, j’en redemande !

Gabriel

 

 

2015 10 - Quand Sirénade participe à la Jacques Vabre

Waouhhhhhh Génial Super !
 

Prenez 8 passionnés de course au large, un beau bateau (Sirénade), une belle météo (en Normandie !), une mer calme, un spi rouge, et laissez mijoter plusieurs heures. Vous profiterez alors du régal d'une navigation onctueuse.

Emmenez vos équipiers aux Docks pour leur faire parcourir les pontons de la Jacques Vabre, admirez ces coursiers impressionnants, regardez le feu d'artifice, et la nuit sera douce.

Levez-vous aux aurores le dimanche, patientez derrière la jetée pour être aux premières loges, profitez du son de la cornemuse accompagnant chaque nouveau bateau sortant. Passez d'un bateau à l'autre, saluez les skippers, observez leurs merveilleuses machines. Rejoignez la zone de départ au milieu d'une foule très nombreuse, veillez à ne pas vous faire déborder. Dès le départ donné, dirigez-vous les concurrents qui progressent doucement dans les tous petits airs, approchez-vous d'eux sans les déranger, passez d'un à l'autre en les observant manoeuvrer. Remontez vers Antifer au milieu de la nuée.

Inutile de dire combien ce week-end de départ de Transat nous laissera un souvenir plus qu'agréable

Michel Latouche