2015 10 - Tourisme à bord de Lady Vague

Le week-end rassemblait toutes les conditions pour jouer les touristes en Baie de Seine : soleil, mer belle, marée haute à mi-journée et bateau en excellent état.

Il n'en fallait pas moins pour faire découvrir aux équipiers (certains venant de loin et pour la première fois), les quais de Trouville, la marina et  les planches de Deauville ;  puis dans la soirée, le chenal de la Seine, les lumières du Pont de Normandie et le bassin extérieur de Honfleur. Tout cela dans la seule journée du Samedi, parce que le dimanche.....

Une nuit calme au ponton visiteurs puis nous nous présentons au petit matin devant la porte du Bassin de la Lieutenance pour y prendre notre petit déjeuner sur le pont et admirer les lumières d'Octobre sur les façades.

Après avoir déambulé dans les rues de la ville, Il nous faut remonter le chenal de la Seine en direction du Havre, tout d'abord au moteur , puis sous voiles, pour finir sous spi, avant de virer en direction de notre port d'attache.

En résumé, un beau week end en mer!

Arnaud LEFEBVRE

2015 10 - La vie en rose pour Lady Vague

La Panthère Rose, voilier de Mer Amitié, des années 90, aurait eu du succès sur l’eau en ce mois d’ «octobre rose ». Les ports affichaient les couleurs.

6 équipiers à bord de Lady Vague pour prendre la mer samedi matin vers 10h45, destination Fécamp. Vent de NE et contre courant durant une bonne partie du trajet, mais dimanche le retour se fera sous spi.

Le vent de 10 Nds au départ monte progressivement pour atteindre 20 Nds en rafales dans l’après-midi. C’est excellent pour manœuvrer. Les bords de près se succèdent. On enroule le génois, un ris, deux ris dans la grand-voile. Le ciel a du mal à se dégager, les embruns nous rafraichissent. Quand le vent faiblit un peu, il faut larguer un ris, puis deux, on déroule le génois. La nuit tombe, l’équipage sait l’arrivée proche et le bon petit plat chaud qui les attend pour le dîner. Lady Vague se présente entre les jetées de Fécamp de nuit, vers 20h.

Belle arrivée et une soirée bien méritée dans la chaleur du carré !.

Dimanche matin, sous le soleil, nous flânons le long de la jetée parmi les pêcheurs à la ligne et le long de la plage. Les pavillons roses flottent et annoncent l’arrivée des participants à la course organisée pour «Octobre rose», tous vêtus de rose.

Lady Vague reprend la mer vers 10h30, revêtue des couleurs bleu, blanc, rouge dans son pataras. C’est dimanche !

On se faufile parmi les jets skis qui nous entourent. Vrombissements, vagues. Sans doute un plaisir….pour eux…

Le vent est resté NE, faible. Le spi, qui n’est pas rose, dommage !, est établi et ne sera affalé qu’à l’arrivée, devant Le Havre. Le vent est monté jusqu’à 20 Nds. Lady Vague file pour le plaisir de l’équipage et du barreur. Beau bord de spi sous le soleil d’octobre !

Des équipiers heureux par ce beau week-end d’automne. Il y en aura d’autres.

2015 09 - Régate du Port

Pour la Régate du Port organisée par le Centre Nautique Paul Vatine, nous étions 5 équipiers sur Lady Vague à naviguer les 29 et 30 Août puis les 5 et 6 Septembre. Le premier WE destiné à l’entrainement, a débuté par le remplacement des voiles de croisière par celles de régate, puis en début d’après-midi nous avons débuté les manœuvres avec quelques empannages sous spi et des virements de bouées afin de permettre à chacun de trouver ses marques. En nous approchant un peu des bouées pour nous mettre en condition, nous avons pu vérifier que le courant devant le cap de la Hève est bien présent. Comme 2 parcours côtiers étaient annoncés, nous avons essayé le samedi le parcours n°1 qui tournait autour des bouées Octeville W, Général Metzinger et Grande Rade Sud. Pour nous mettre dans l’ambiance, nous avons croisé sous un grand soleil des bateaux en provenance de Fécamp qui en terminaient avec la double de Normandie. Le lendemain, nous étions partis pour faire le parcours côtier n°2 mais par manque de vent nous n’avons même pas réussi à atteindre la première marque du parcours, et lorsque le brouillard est tombé, c’est au moteur que nous sommes rentrés.

Le week-end suivant nous avions encore le samedi pour nous entrainer. Nous étions partis pour refaire le parcours n°2 mais lorsque j’ai vu au loin Petit Prince (le bateau de Pierre- Emmanuel Coulon) partir plein sud, je n’ai pas pu résister à l’envie d’aller lui faire un petit coucou. C’est finalement dans le chenal de Rouen que nous l’avons rejoint puisqu’il partait pour Honfleur. N’étant plus à un petit détour prêt j’ai ensuite eu envie d’aller jusqu’à Dives sur Mer où je ne suis pas encore allé cette année. Nous avons pour cela longé au près la cote en passant devant Deauville puis Villers-sur-Mer. Tout semblait bien parti jusqu’à ce que devant les falaises des Vaches Noires un petit orage nous surprenne. Un peu mouillés et avec un vent devenu moins favorable, nous avons décidé de changer de programme en reprenant la direction du Havre afin de finir la journée par quelques manœuvres de spi.

Le dimanche 6 Septembre nous avons pris la mer sous un grand soleil direction la Petite Rade où était prévu le départ d’un parcours banane.  Vers 11 h 30, les 33 bateaux de la course étaient regroupés sur la ligne de départ. Bien positionné juste derrière ‘Happy Hours’ (A35) et ‘Région Basse Normandie’ (Figaro Bénéteau 2), nous avons pris un bon départ à proximité du bateau comité, mais après environ 2 minutes de courses tout était à refaire suite à un rappel général. Pour le second départ, j’ai choisi de partir bâbord-amures car il me semblait que la ligne n’était plus exactement dans l’axe du vent. Cela n’a pas été une grande réussite car très vite il nous a fallu abattre pour laisser passer les autres bateaux qui étaient prioritaires. Résultat des courses, nous avons terminé 31 sur 33. Juste le temps de manger un sandwich avant l’envoi du parcours côtier, annoncé parcours n°3. Etant donné que nous n’avions eu connaissance que des parcours n°1 et 2, il a fallu suivre les autres! Néanmoins à l’arrivée nous étions en progression puisque nous avons terminé 29 sur 33. Clairement nous avons encore une bonne marge de progression avec différents automatismes à travailler, pour par exemple envoyer plus vite le spi au passage des bouées, mais le plus important, c’est que nous avons passé deux excellents WE qui nous ont permis de nous entrainer aux différents postes sur le bateau. Comme ont pu le vérifier tous ceux qui ont eu la chance de naviguer avec, Lady vague marche très bien avec ses voiles de régate. Malheureusement ces voiles de régate ont maintenant plus de 10 ans et commencent donc à fatiguer. De ce fait, si vous connaissez un mécène qui accepterait de sponsoriser un nouveau jeu de voile de régate pour la saison prochaine, n’hésitez pas à nous en parler…

Amicalement. David  

Les 33 bateaux en attente du lancement de la procédure de départ.   

Un concurrent qui terminera à la 14ème place. A un moment au moins, nous avons été proches de lui.

Petit Prince en partance pour Honfleur.

2015 07 - Les îles de la Bretagne sud

Equipage : Patrick et Sylvie, Jean Maurice et Josiane, Jean Paul, Sylvain

Samedi matin,  Sylvain et Jean Paul, arrivés les premiers au port de Kernével, rencontrent l’équipage précédent qui en profite pour les inviter à célébrer le début de leur croisière. Les quatre autres arrivent pour faire les courses, et le soir même nous investissons le Tour du Monde pour un fish and ships, pardon, Chips, arrosé de bière locale TdM, servis par une hôtesse fort accorte .

Dimanche matin cap sur Belle Ile, port du Palais. Très beau temps, peu de vent, mais une de nos équipières appelle Raoul, qui ne se fait pas prier, mais repart rapidement après cette visite de courtoisie.

Quelques heures au Quai Bourdelle, pas très pratique car il faut prendre l’annexe, puis entrée au bassin à flot. Nous ne sommes pas les seuls, où vont-ils fourrer tout ce monde ?

Le placier, assisté d’un petit chien dressé sur le boudin du zodiac nous met finalement à couple de deux couples de hollandais sur des 50 pieds qu’ils n’ont sans doute pas trouvé sur le Bon Coin, il ne reste plus qu’un petit chenal au milieu d’une forêt de mats.

Le bistrot les Matelots, juste en face, permet de se rafraichir au son d’une musique approximative composée de sons hétéroclites obtenus par martyrisation d’une pauvre platine qui hurle désespérément sa souffrance dans un système de son au bord de l’apoplexie.

Le lundi, location de vélos électriques chez Roue Libre, petite boutique très sympa : la révélation, nous découvrons l’ivresse du fabuleux engin en sillonnant l’ile sans effort. Etonnant, essayez, vous serez conquis !

Du Palais à Sauzon, la pointe des Poulain, le château de Sarah Bernhard, la grotte de l’apothicairerie…les paysages sont superbes !

 

Nous sommes cependant un peu déçus par l’absence totale de parkings, de baraques à frites et de marchands de souvenirs auprès desquels nous aurions pu acquérir des boules à neige avec ces beaux paysages, et qui sont du plus bel effet sur un bahut de cuisine en formica. Quel manque d’esprit d’entreprise face à un tel potentiel! c’est sûrement à cause des 35h…

Nous terminons par une baignade sur la plage de Donnant, balayée par des rouleaux aussi puissants que ceux que l’on trouve dans les Landes. Bon, l’eau est fraîche mais dynamisante et les surveillantes de baignade sont agréables à regarder !

A notre retour au port nous trouvons à 2 m de notre poupe un petit cargo vert qui décharge force palettes et matériaux divers. Son capitaine nous informe qu’il part le lendemain et qu’il serait prudent de passer une amarre supplémentaire à terre et de bloquer notre barre, car les remous de son hélice vont nous secouer un peu quand il va appareiller.

 Mardi est plus maussade, ce qui nous permet de visiter la citadelle, ses remparts, ses cachots humides, et son musée qui rappellent que les acadiens ruinés par la prohibition de la chasse au bébé phoque à la batte de base ball se virent obligés de s’installer à Belle Isle.

Mercredi nous quittons le Palais pour Houat, par le passage de Béniguet que nous visons pour l’étale de pleine mer. Le vent de 20 à 25 nds nous permet d’arriver au point stratégique pile poil à 10h. Arrivés à St Gildas, après un amarrage sur bouée à l’extérieur faute de place dans le port, nous réalisons que la place est assez inconfortable. Nous nous replions sur Port Haliguen, après une brève course contre le trimaran SODEBO, que nous gagnons haut la main, car il change de cap et de toute évidence abandonne la compétition et se perd en direction de la Trinité.

Une place visiteur paraît libre: la placière nous annonce que la profondeur n’est que de  1,5m, mais comme elle ne tient pas compte de la marée de 1 m, nous décidons d’y rester.

Nous partons à la découverte de Quiberon : ah, voilà un endroit qu’il est civilisé ! et pourvu de toutes les commodités modernes : hordes de touristes dans les magasins de fripes soldant à tour de bras, structures gonflables et trampolines sur la plage, hauts parleurs diffusant une large gamme de vociférations variées, effluves de gaufres, de croustillons, de galettes saucisses, de frites qui nous chatouillent agréablement les narines, bref le bonheur ! Nous voilà rassurés, il reste encore des gens entreprenants et de bon goût dans ce pays !

Au passage nous saluons la statue du marin qui, tel Victor Hugo à Hauteville House, lorgne d’un œil lubrique la sirène du quai d’en face, dont la tenue laisse peu  l’imagination.

               Bon, c’est pas tout ça, mais c’est bientôt l’heure de l’apéro. Saluons au passage les compétences de Jean-Paul en matière de Ti punch !

Jeudi matin, départ sous le soleil en direction de Groix. La Teignouse est paisible. Le vent se lève poliment après le déjeuner, et nous atteignons Port Tudy en début d’après-midi, sans avoir pris le moindre maquereau.

Tout est plein, sauf l’avant-port : les placiers empilent consciencieusement les voiliers qui n’en finissent pas d’arriver. Bientôt il sera possible de débarquer à pied sec !

Sirénade est caché dans cette photo, saurez-vous le retrouver ?

Nous partons à terre, prospectons pour des vélos, et terminons par un bain dans la crique toute proche, au nord du port, accessible par un escalier.

Au retour, nous croisons un ancêtre qui tente de descendre de son bateau, sans avoir pensé à amarrer son annexe qui s’esquive sournoisement dès qu’il y pose le pied. Il est maintenant cramponné aux filières dans une position vaguement horizontale, mais transitoire, nonobstant sa farouche détermination de marin en perdition. Nous le récupérons au passage, mais le têtu refuse toute aide supplémentaire. Il a encore de la ressource et rentrera dans la nuit seul à bord, et repartira en solo le lendemain coiffé de son panama et vêtu de son blazer.…

Le soir, après avoir constaté que Ty Beudeff  n’était plus ce que nous avons connu il y a quelques dizaines d’années, nous entrons dans une taverne du Port où se produit un groupe dont le répertoire va du chant de marin façon Tonnerre et Djiboujep à Nino Ferrer, en passant par des créations de leur cru, qui chantent dans un langage fleuri la dure vie des pêcheurs locaux, la morue, la raie, divers coquillages et toutes sortes de cucurbitacées de la région. Une anthologie de poésie marine  que ne démentirait pas Victor Hugo qui s’y connaissait en césure à l’hémistiche, voire plus si affinités.

 Belle soirée et Blanche Hermine qui n’est pas de Clermont.

Mais nous sommes maintenant vendredi, nous enfourchons nos montures et partons en exploration : les Grands Sables, une des seules plages convexes d’Europe, paraît-il . Après la pointe des Chats, arrêt  à Locmaria au Bateau Ivre, dont le patron chafouin embusqué derrière son comptoir attend le bobo au milieu d’affiches qui exigent l’arrêt du nucléaire,  l’annulation de l’aéroport de Notre Dame des Landes, l’interdiction de la chasse à la roustouflette à crête mordorée, le bannissement du Nutella, l’ostracisation de huile de palme au profit de la graisse de phoque et tout un tas d’autres nobles causes qui nous interpellent à donf au niveau du vécu.

Les prix sont exorbitants, et il faut se servir soi-même ce qui ajoute au charme mortifiant de l’estaminet. Comble de délicatesse, une éponge est même mise à la disposition des clients pour nettoyer la table après usage. Seul élément discordant, la blanquette de  seiche au muscadet est excellente : nous culpabilisons presque de satisfaire ainsi nos plus bas instincts.

Nous repartons vite  avant d’être tentés par une gourmandise ou un café pour éviter de nous trouver ravalés au rang de sybarites insatiables dévoyés par la société de consommation.

En route, un de nos équipiers fait une chute de vélo, et se blesse le poignet. C’est Koh Lanta !

Les rescapés partent à la recherche d’Eugène T., que nous avons découvert lors d’une précédente navigation.

Toujours en forme avec ses 83 ans, cet ancien pêcheur de thon rouge nous présente ses dernières maquettes en cours de fabrication et répare les quelques éclopés de l’équipage : il remet en place une épaule par ci, un hallux valgus rigidus par là, quelques cervicales en déroute, et un raton laveur égaré frappé de coxalgie héréditaire. Un personnage étonnant comme on a rarement l’occasion d’en rencontrer.

Mais voilà, c’est déjà vendredi et il faut repartir vers Lorient, au moteur sous un soleil de plomb.

Un dernier passage au Tour du Monde nous permet de passer subrepticement le relais à l’équipage suivant tout en effectuant un ultime contrôle qualité des productions de l’établissement. Elles se révèlent conformes aux spécifications, et nous quittons Lorient avec la satisfaction du devoir accompli.

Patrick COLLETER   

 

2015 07 - Lady Vague dans le Solent

Lady Vague venait tout juste de remettre ses voiles de croisière quand nous sommes arrivés le mardi 14 juillet en fin d’après-midi pour charger le bateau et préparer le départ pour l’Angleterre. C’est finalement vers 21 h que nous avons quitté le port du Havre, cap au 330. Vers 23 h, nous avons pu apercevoir au loin quelques feux d’artifice dont une partie de celui du Havre. Après une nuit assez calme, c’est sous la pluie que nous avons approché l’ile de Wight pour finalement arriver après 18 h de traversée à Port Hamble Marina. Le lendemain, nous devions aller à Beaulieu river mais comme la météo annonçait 29°C nous avons changé nos plans pour finalement nous faire porter par un vent de Sud Est jusqu’à Poole. Nous avons vu les Needles mais jamais les 29°C ; tout au plus 19°C.

Le vendredi après un petit tour au moteur dans Poole, nous avons hésité à reprendre notre chemin car le vent me semblait déjà bien fort. Finalement avec un vent d’ouest sous génois seul nous sommes sortis de Poole pour nous apercevoir que la mer était calme et que le vent portant allait nous ramener tranquillement vers les Needles, seul passage un peu agité du fait des bancs de sable proches et d’un vent contre-courant qui nous a laissé un peu  de temps pour admirer l’entrée du Solent. Etant déjà allé à Yarmouth avec Sirénade au printemps, nous avons opté pour Lymington juste en face. Nous ne devions rester qu’une nuit mais finalement il fût décidé de passer 2 jours à Lymington pour explorer un peu la ville et laisser les enfants jouer dans la piscine équipée de parcours aquatiques. Nous avons aussi profité largement des sanitaires qui selon Chloé sont les mieux de tous les ports qu’elle a visité à ce jour.

Le lundi Lady Vague reprenait sa route pour Beaulieu River en passant par Newtown où nous avons fait un mouillage pour manger le midi. Comme tous les bateaux autour de nous avaient mis leur boule de mouillage, nous avons étrenné la nôtre.  A Beaulieu, nous avons pris un ponton sans accès direct au quai pour tester l’annexe. Il a donc fallu ramer pour atteindre le rivage et Mathieu pense que si Lady Vague ne navigue pas plus l’été en croisière, c’est parce qu’il n’y a pas de moteur sur l’annexe et que ramer contre le vent, ce n’est vraiment pas drôle. L’après-midi, nous sommes allés visiter Beaulieu. Lundi dès que la marée le permettait nous sommes repartis de Beaulieu direction Cowes. Des français croisés à Beaulieu nous avaient dit qu’il serait peut être difficile de trouver une place à Cowes.

De fait en arrivant nous avons découvert que c’était la Classic Week et que donc le port était rempli de bateaux. Néanmoins comme nous sommes arrivés assez tôt nous n’avons facilement obtenu une place. Le mardi matin, nous sommes allés assister au départ des courses donné au son du canon juste devant la Royal Yacht Squadron Club House puis avant de quitter Cowes, nous avons remonté la River Medina sur 2 miles afin d’explorer cette partie en direction de Newport.

Sur notre retour, devant l’East Cowes Marina, un Dufour 405 en panne de moteur avec un couple de français accompagné de leur chien nous a demandé assistance. Nous apprendrons après que c’est la commande des gaz sortie de son axe qui lui était restée dans les mains; bon à savoir pour Sirénade. Avec vent de travers F4 et courant sortant, leur ancre a touché notre filière bâbord et a endommagé 2 chandeliers dans la manœuvre. Une fois au ponton, ils nous ont invités à bord pour remplir un constat d’accident. Même s’ils étaient très sympathiques nous ne pouvions nous éterniser car nous avions prévus de rejoindre la Northney Marina située au nord-ouest de la baie de Chichester Harbour qui n’est accessible qu’à marée haute.

En passant devant Portsmouth nous avons fait la course avec les bateaux qui s’entrainaient pour les épreuves éliminatoires de la course de l’America. Lady Vague n’a pas démérité, mais pour être tout à fait  honnête n’a pas réussi à les doubler car ils allaient vraiment vite une fois les 2 coques sorties de l’eau en lévitation instable à un mètre au-dessus de l’eau, juste posés sur leurs fiols. Après les avoir mitraillé de photos, nous avons repris notre cap pour passer Horse Sand Fort puis viser la Bouée West Pole repaire pour prendre l’alignement de la Chichester Bar.

Afin de nous rapprocher de Fun land que les enfants avaient repéré sur Internet, nous avons quitté la Northney Marina dès 5 h du matin (Marée oblige) pour nous rendre 2 miles plus au sud à la Sparkes Marina où nous passerons la journée puis notre dernière nuit en Angleterre. Le jeudi nous partions pour Brighton où nous devions faire une pause et manger un dernier Fish and Chips avant de traverser pour le Havre. Mais l’annonce de pluie et des vents favorables ont fait changer d’avis le capitaine, qui après 2 heures de navigation a donné instruction à Raymond de faire cap sur Fécamp où nous arrivâmes vers 21 h 30. La traversée a bien commencée à la voile avec un vent portant mais dans la soirée Eole était fatigué et le moteur a dû prendre le relai.  Le vendredi, pour notre dernière journée, nous avons quitté Fécamp à 7 h pour rentrer au Havre et tout ranger/nettoyer.

Bilan : 345 Miles parcourus, 25 heures moteur, 19 degrés de moyenne et 8 Marinas visitées. Le détail de la route sur le fichier track.kmz ci-joint qui s’ouvre dans Google Earth. Le seul regret de Véronique aura été de ne pas avoir bénéficié de quelques degrés de plus.

Je serais à nouveau sur Lady Vague les 8 et 9 août. Contactez la coordination pour vous inscrire si vous souhaitez venir naviguer.

Amicalement.

David