2015 - 07 - Lorient - Brest

 

Pour rejoindre Sirénade au port de Kernével, à Larmor plage près de Lorient, nous étions huit au départ de Rouen le samedi 11 juillet. Relève très sympa avec Patrick et Sylvie et passation des consignes devant un fish and ships au restaurant « Le Tour du Monde ».

L’avitaillement fait dans l’après-midi nous laisse un peu de temps pour une petite balade vers la plage sous un beau soleil.

 

Lever des troupes à 6h le dimanche pour profiter des courants et tenter une entrée à Port Tudy sur l’île de Groix. Par chance, une place au ponton se libère à notre arrivée. La journée est à nous pour découvrir Groix, sans vélo électrique, sans oublier l’escale au Ti Beudeff.

Lundi 13 juillet, en route vers Concarneau. Petit vent et ciel nuageux.  Paul pêche une orphie. C’est la fête ! Jean a déjà une idée pour la cuisiner : grillée pour l’apéro. De plus c’est l’anniversaire d’Océane.  La pluie s’installe pour la soirée. Concarneau en ciré n’a rien de palpitant. Le feu d’artifice et la fête sur les quais seront au demeurant très réussis.

 

Mouillage à l’île Penfret, dans l’Archipel des Glenan, mardi. Baignade et descente sur l’île pour y découvrir des trésors, aux dires de Anne.

 

35 milles séparent Penfret de Audierne, prochaine escale. Ciel couvert en début de journée mais vent d’ouest, puis le brouillard s’installe jusqu’à l’arrivée dans l’anse de Sainte-Evette. On distingue à peine les bateaux au mouillage dans la brume. Le temps semble suspendu. Le retour de balade jusqu’à Audierne se fera encore dans la brume. En lot de consolation, Christophe achète des crêpes.

 

Jeudi matin, appareillage vers 9h30 pour profiter du jusant dans le raz de Sein par une mer d’huile et dans le brouillard, au moteur. Dans ce décor flou, on devine le phare de la Vieille et la tourelle de la Plate, la « Petite Vieille ». Pour marquer l’évènement, Sylvie ouvre une bouteille de cidre breton. Jean s’entraine aux relèvements….. Le brouillard se dissipe en début d’après-midi et le vent souffle juste assez pour nous mener jusqu’à Douarnenez, ou plutôt Tréboul, où nous accostons sur le ponton visiteur très accueillant. Après une promenade vers Port Rhu et en ville, les plus courageux prennent un bain dans une des petites criques qui longent la baie. Tout comme les équipages précédents, nous n’avons pas résisté à l’envie de déguster les langoustines locales, confortablement installés dans le cockpit le soir en regardant le soleil se coucher sur l’île Tristan.

Pour notre dernier jour il pleut. Appareillage à 9h vers le nord en passant par les Tas de Pois. Après quelques bords au près, il faut abattre au niveau du Cap de la Chèvre. C’est spiable ! L’équipage s’affère. Sirénade passe fièrement au milieu des Tas de Pois sous spi, Sylvie à la barre. Plus au nord, le Goulet de Brest marque la fin de notre beau voyage. C’était sans compter sur la Recouvrance, goélette que connait bien François. Majestueuse, elle pose pour les photos, François aussi, et nous donne l’occasion de la saluer une dernière fois avant de faire route pour la marina du Château à Brest.

Fin de croisière avec un temps mitigé mais du vent. Des escales très agréables et nouvelles pour certains. Ah ! Que la Bretagne est belle !

 

Josette Delagarde

2015 06 - Lady Vague across the Channel

La météo pour les prochains jours en Manche s’annonce musclée sur la côte française, mais plus calme sur la côte anglaise. Traverser la Manche vers le Solent reste notre objectif et nous embarquons sur Lady Vague pour une navigation de nuit, ce dimanche soir 7 juin, après un dîner léger. 

A 23h, Lady Vague et ses quatre équipiers larguent les amarres, cap au 330°, 1 ris puis 2 ris dans la grand-voile, vent NE 18 à 20 nds qui s’établit plus tard dans la nuit à 15 nds. Patrick et Hervé prennent le premier quart et ne laissent la barre que vers 4 h du matin, lundi. La nuit est claire, la lune brille, avec Raymond, nous voyons le lever du jour. 

Vers 11h la terre se dessine au loin, le vent adonne, le courant nous rapproche de la Tour Nab. A 15h30 nous entrons dans le Solent, toujours sous le soleil. Lady Vague s’amarre au ponton visiteurs de la marina de Cowes Haven, vers 18h30, après avoir suivi le chenal tantôt au moteur ou tantôt sous voile, suivant les caprices du vent.   Mardi matin, le ciel est bleu et le soleil brille. Comme prévu, le vent souffle avec rafales dans le port, la mer est agitée, les régatiers sont déjà partis, certains voiliers doublent les amarres. Les rues de Cowes sont très agréables pour y flâner. Le Royal Yacht Club et ses canons, d’ou sont donnés les départs de régate, vaut le détour, d’autant qu’un très beau voilier est amarré devant. Une halte à l’Anchor Inn est conseillée pour goûter aux bonnes bières anglaises.  

L’après-midi, accompagnés par les écoliers en uniforme, le ferry à chaine nous emmène vers la rive nord et la marina de East Cowes Haven, marina plus à l’abri.   Mercredi matin, le vent souffle encore, mais la mer est un peu moins agitée. A 9h, nous quittons le ponton sous le soleil toujours présent, direction Lymington. Le vent NE de 20 nds avec rafales  nous y amène rapidement, au portant, 2 ris dans la grand-voile et génois enroulé de moitié. Jack in the basket est en vue. Lady Vague embouque le chenal. Un ferry nous croise, masse impressionnante. A 11h30, l’équipage est ravi de découvrir, pour certains, la marina de Lymington, à l’abri du vent. L’accueil de la capitainerie est à souligner. Amabilité et sourire. Locaux modernes et joliment décorés de photos en noir et blanc retraçant la construction de la marina. Une pochette contenant un livret d’informations sur les marées et activités, une fiche météo, les codes utiles, est remise à chaque visiteur. Quant aux sanitaires, modernes, spacieux, lumineux, comme à la maison !

La petite ville est très animée. La dégustation de glaces est de rigueur en ce jour presque estival.   Notre retour est programmé pour la journée du lendemain jeudi, la météo de la nuit n’étant pas favorable. Le vent doit baisser dans la journée.

Appareillage jeudi matin à 11h pour profiter du courant favorable qui nous pousse rapidement vers les Needles par 15 nds ENE, un ris dans la grand-voile. Le 2eme ris est pris rapidement à la sortie car le vent monte. Lady Vague file sous 21 nds de vent, à 8 nds de moyenne sur le fond, et passe bien la forte houle qui nous accompagne durant toute la traversée. A 35 milles du Havre, vers 22h, l’orage gronde au loin et se rapproche. Les éclairs illuminent le ciel dans la nuit. Impressionnant ! Le vent tombe rapidement, le génois est rentré, le moteur tourne. Puis, brutalement, le vent passe de 9 à 36nds en moins d’une minute.

La mer est hachée et blanche, le coup de vent ne dure que quelques minutes mais c’est suffisant pour déchirer la grand-voile. Après affalage, l’équipage se met à l’abri des trombes d’eau qui s’abattent et en sécurité dans le carré pour laisser passer l’orage qui durera une petite heure. Nous rejoignons Le Havre au moteur vers 5h30 vendredi, soulagés de n’avoir pas subi d’autres dégâts. 

Quelle aventure ! Un orage en mer reste un phénomène qu’il ne faut pas prendre à la légère.  Cet épisode n’aura tout de même pas gâché les bons souvenirs de ces quatre jours dans le Solent . 

Josette Delagarde 

 

2015 06 13 - Back to Ouistreham !

Un temps bien calme était annoncé pour le week-end. Pas si grave, Lady Vague, équipé pour l'occasion de la grand voile de régate, se déhale facilement dans les petits airs, incitant l'équipage (avec 3 nouveaux adhérents) à jouer finement sur les réglages, à envoyer le spi, ... Bref, à prendre du plaisir sur l'eau !

A l'approche de Ouistreham, destination que nous n'avions plus ralliée depuis plusieurs saisons, un appel sur le 16 nous amène à nous dérouter pour porter assistance à un kayak en difficulté. Nous signalons au CROSS que nous sommes à proximité de la zone de recherche, en complément d'un hélicoptère et d'un zodiac de  la SNSM. Finalement, le kayakiste est récupéré... chez lui. Le CROSS nous libère et nous reprenenons notre route pour entrer dans le sas accompagnés de nombreux régatiers en solo.

Soirée bien conviviale et nuit douce dans ce port champêtre.

Dimanche, direction Pegasus bridge. Nous nous amarrons au quai juste avant pour le franchir à pied. Retour vers le sas, passage du sas (toujours avec les régatiers) et direction Le Havre. De l'air, du soleil, ça gîte, on  adore !

Le savez-vous ? Les régatiers se lancent le samedi 4 juillet dans la '93 milles'. Passage du sas de Dives entre 9h et 10h, et retour le dimanche matin toujours à Dives où ils passeront la journée au port (un peu de repos sûrement). Venez les soutenir, ils ont besoin de vos encouragements !

Michel Latouche

2015 07 - Régate, les 93 milles de Lady Vague

Comme c'est maintenant l'habitude, le week-end régate était précédé d'un week-end entraînement. Gréer les voiles, s'approprier le bateau dans cette nouvelle configuration, prendre ses marques, apprendre son poste, s'organiser. Le tout fût assez aisé car le vent faible permettait de bien bien prendre son temps et de décomposer les manoeuvres. Et de faire du tourisme aussi en ralliant d'abord Deauville dans l'après-midi avant de rejoindre Honfleur en soirée. Un passage d'écluse un peu long d'ailleurs puisqu'une belle butte de vase bloque l'accès à la fameuse écluse et nous amène à diner sur la Seine en attendant un peu plus de hauteur d'eau... Le dimanche matin, nous entrons dans le vieux bassin. Encore une nouvelle expérience pour nos équipiers. Retour sur Le Havre dans l'après-midi.

Et maintenant, la régate, la vraie !

D'abord un convoyage le vendredi jusqu'à Dives pour s'inscrire et récupérer les instructions de course.

Sortie à 8h du bassin le samedi, le départ étant prévue à 10h30. Le vent est bien rentré, nous patientons à 6,5 nds sous GV 1 ris sans génois... Hésitation sur la voile d'avant, le vent souffle encore jusqu'à 22 nds mais doit faiblir. Ce sera finalement le génois lourd. Contrairement aux autres partants, nous privilégions le  babord amure pour filer directement vers le large. Bon choix, nous sommes en tête après le départ. La route vers la balise ouest de Quinéville va être longue. Du près, du près, encore du près. Parfois contre le courant évidemment. Nous sommes un peu 'punis' sur ce bord, nous faisons clairement moins de cap que les autres. Et le premier bord fait 43 milles en ligne droite...

A hauteur des Saint Marcouf, nous croisons les premiers qui repartent sous spi. Quinéville ouest est franchie à 23h15, avec un autre concurrent dans notre tableau arrière. Spi ou pas spi pour le retour ? C'est nuit noire, plus de 20 nds sont prévus dans la nuit... Ce sera génois tangonné et ça ira très bien. Nous filons sur la route directe, avec cette fois une excellente vitesse. Les feux de notre concurrent restent dans le tableau arrière jusqu'à l'arrivée !

Nous franchissons la ligne à 7h28, très satisfaits de notre navigation, mais frustrés de notre résultat. Nous sommes 6ème sur 9 participants.

Une régate finalement très agréable, avec une très bonne météo, et qui change du parcours habituel entre 3 bouées. C'était la 36ème édition et la Société des Régates de Dives en est l'organisatrice.

Le dimanche est consacré au repos en compagnie du responsable régate qui est venu prendre des nouvelles de ses ouailles.

Le lundi, toujours pas lassés, nous repartons vers l'ouest, au près ! Nous faisons un stop au mouillage à Arromanches, une découverte pour presque tout l'équipage. Découverte saluée par 4 dauphins à l'entrée du port artificiel. Nous repartons ensuite vers Courseulles où l'ambiance est à la fête en ce 13 juillet. Bal des pompiers oblige ! Direction la plage et le feu d'artifice, absolument magnifique avec ses reflets sur l'eau.

Mardi, retour vers Le Havre au portant. Nous sortons le spi qui commençait à s'ennuyer au fond de son sac.

Au final, un week-end prolongé à plus de 200 milles (dont 120 en course). Les baroudeurs sont là !

Rangement du bateau, changement des voiles. Tout est prêt à 18h pour que David nous succède en famille, direction l'Angleterre. Une autre aventure à suivre très bientôt.

Michel Latouche

 

2015 05 23 - Lady Vague le long de la côte d’Albâtre

Il était audacieux d’envisager une escale vers la côte nord alors que Sirénade optait pour l’ouest, destination préférée généralement lors des longs week-ends.

Et pourtant ! L’équipage de marins aguerris larguait les amarres vendredi soir à 23h, convaincu par Patrick que le vent de nord-est, force 2 à 3, mollissant le dimanche, allait nous mener jusqu’à Dieppe, destination peu habituelle. Deux navigations de nuit au programme avec escale à Fécamp.

Le vent de 9 Nds nous pousse le long du chenal. Après un grand bord de près, la route se poursuit au moteur jusqu’à l’entrée à Fécamp, faute de vent. La plateforme de forage en mer, pour la construction des futures éoliennes, est impressionnante de nuit, éclairée par 2 feux. Amarrage vers 4 h du matin, à couple d’un voilier flamant car il ne reste plus de place dans la marina du fait d’un rallye.

 

Une courte nuit plus tard, et un petit déjeuner bien apprécié, Lady Vague hisse les voiles à 9h samedi matin et prend la direction de Dieppe. Le vent est faible mais le bateau file doucement, porté par le courant. Le vent s’établit une heure plus tard, comme prévu, et Lady Vague fait route, au près, vers Dieppe. On devine les falaises calcaires dans la brume et les valleuses des Petites et Grandes  Dalles, St Aubin sur mer, l’église de Varengeville sur mer... Sous le regard des pêcheurs et des badauds, perchés sur la jetée, nous entrons dans le port vers 16h.

La journée de Dimanche est bien remplie : visite des jardins du château qui domine la ville, jolie promenade, beau point de vue (Michel s’éclate en photos !) et l’après-midi, café à bord avec les plongeurs du GCOB, venus partager les émotions de leur plongée du matin.

A 17h, Lady Vague reprend la mer. Le vent d’ouest est établi à 15 Nds, rafales à 20Nds, le soleil nous caresse. Il faut tirer des bords et slalomer entre les nombreux casiers qui s’étalent jusqu’à plusieurs milles de la côte. La vigilance est à son maximum. Coucher de soleil ! Les feux des jetées de Fécamp se distinguent au loin. Vers 1h du matin, le bateau est amarré au ponton. La nuit s’annonce sereine, nous devrions repartir vers 9h du matin.

Lundi, Lady Vague connait la route. Sous spi, le parcours est agréable et nous rallions la bouée Grande Rade Sud rapidement, pour le déjeuner. Déjeuner que nous prendrons à la cape en se laissant dériver. Michel profite des balises qui se présentent sur ce terrain de jeu pour enchaîner les manœuvres de virement, empannage comme en régate. Les manœuvres de l’homme à la mer sont répétées.

Lady Vague est de retour au Havre à 16h, peu avant Sirénade.

Dieppe est une destination atypique du fait des 55 milles qui la séparent du Havre.

Dommage ! L’escale s’est révélée plaisante et intéressante sur ce bateau toujours agréable même par petit temps.

Josette Delagarde