2015 06 - Lady Vague across the Channel

La météo pour les prochains jours en Manche s’annonce musclée sur la côte française, mais plus calme sur la côte anglaise. Traverser la Manche vers le Solent reste notre objectif et nous embarquons sur Lady Vague pour une navigation de nuit, ce dimanche soir 7 juin, après un dîner léger. 

A 23h, Lady Vague et ses quatre équipiers larguent les amarres, cap au 330°, 1 ris puis 2 ris dans la grand-voile, vent NE 18 à 20 nds qui s’établit plus tard dans la nuit à 15 nds. Patrick et Hervé prennent le premier quart et ne laissent la barre que vers 4 h du matin, lundi. La nuit est claire, la lune brille, avec Raymond, nous voyons le lever du jour. 

Vers 11h la terre se dessine au loin, le vent adonne, le courant nous rapproche de la Tour Nab. A 15h30 nous entrons dans le Solent, toujours sous le soleil. Lady Vague s’amarre au ponton visiteurs de la marina de Cowes Haven, vers 18h30, après avoir suivi le chenal tantôt au moteur ou tantôt sous voile, suivant les caprices du vent.   Mardi matin, le ciel est bleu et le soleil brille. Comme prévu, le vent souffle avec rafales dans le port, la mer est agitée, les régatiers sont déjà partis, certains voiliers doublent les amarres. Les rues de Cowes sont très agréables pour y flâner. Le Royal Yacht Club et ses canons, d’ou sont donnés les départs de régate, vaut le détour, d’autant qu’un très beau voilier est amarré devant. Une halte à l’Anchor Inn est conseillée pour goûter aux bonnes bières anglaises.  

L’après-midi, accompagnés par les écoliers en uniforme, le ferry à chaine nous emmène vers la rive nord et la marina de East Cowes Haven, marina plus à l’abri.   Mercredi matin, le vent souffle encore, mais la mer est un peu moins agitée. A 9h, nous quittons le ponton sous le soleil toujours présent, direction Lymington. Le vent NE de 20 nds avec rafales  nous y amène rapidement, au portant, 2 ris dans la grand-voile et génois enroulé de moitié. Jack in the basket est en vue. Lady Vague embouque le chenal. Un ferry nous croise, masse impressionnante. A 11h30, l’équipage est ravi de découvrir, pour certains, la marina de Lymington, à l’abri du vent. L’accueil de la capitainerie est à souligner. Amabilité et sourire. Locaux modernes et joliment décorés de photos en noir et blanc retraçant la construction de la marina. Une pochette contenant un livret d’informations sur les marées et activités, une fiche météo, les codes utiles, est remise à chaque visiteur. Quant aux sanitaires, modernes, spacieux, lumineux, comme à la maison !

La petite ville est très animée. La dégustation de glaces est de rigueur en ce jour presque estival.   Notre retour est programmé pour la journée du lendemain jeudi, la météo de la nuit n’étant pas favorable. Le vent doit baisser dans la journée.

Appareillage jeudi matin à 11h pour profiter du courant favorable qui nous pousse rapidement vers les Needles par 15 nds ENE, un ris dans la grand-voile. Le 2eme ris est pris rapidement à la sortie car le vent monte. Lady Vague file sous 21 nds de vent, à 8 nds de moyenne sur le fond, et passe bien la forte houle qui nous accompagne durant toute la traversée. A 35 milles du Havre, vers 22h, l’orage gronde au loin et se rapproche. Les éclairs illuminent le ciel dans la nuit. Impressionnant ! Le vent tombe rapidement, le génois est rentré, le moteur tourne. Puis, brutalement, le vent passe de 9 à 36nds en moins d’une minute.

La mer est hachée et blanche, le coup de vent ne dure que quelques minutes mais c’est suffisant pour déchirer la grand-voile. Après affalage, l’équipage se met à l’abri des trombes d’eau qui s’abattent et en sécurité dans le carré pour laisser passer l’orage qui durera une petite heure. Nous rejoignons Le Havre au moteur vers 5h30 vendredi, soulagés de n’avoir pas subi d’autres dégâts. 

Quelle aventure ! Un orage en mer reste un phénomène qu’il ne faut pas prendre à la légère.  Cet épisode n’aura tout de même pas gâché les bons souvenirs de ces quatre jours dans le Solent . 

Josette Delagarde 

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2015 06 13 - Back to Ouistreham !

Un temps bien calme était annoncé pour le week-end. Pas si grave, Lady Vague, équipé pour l'occasion de la grand voile de régate, se déhale facilement dans les petits airs, incitant l'équipage (avec 3 nouveaux adhérents) à jouer finement sur les réglages, à envoyer le spi, ... Bref, à prendre du plaisir sur l'eau !

A l'approche de Ouistreham, destination que nous n'avions plus ralliée depuis plusieurs saisons, un appel sur le 16 nous amène à nous dérouter pour porter assistance à un kayak en difficulté. Nous signalons au CROSS que nous sommes à proximité de la zone de recherche, en complément d'un hélicoptère et d'un zodiac de  la SNSM. Finalement, le kayakiste est récupéré... chez lui. Le CROSS nous libère et nous reprenenons notre route pour entrer dans le sas accompagnés de nombreux régatiers en solo.

Soirée bien conviviale et nuit douce dans ce port champêtre.

Dimanche, direction Pegasus bridge. Nous nous amarrons au quai juste avant pour le franchir à pied. Retour vers le sas, passage du sas (toujours avec les régatiers) et direction Le Havre. De l'air, du soleil, ça gîte, on  adore !

Le savez-vous ? Les régatiers se lancent le samedi 4 juillet dans la '93 milles'. Passage du sas de Dives entre 9h et 10h, et retour le dimanche matin toujours à Dives où ils passeront la journée au port (un peu de repos sûrement). Venez les soutenir, ils ont besoin de vos encouragements !

Michel Latouche

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2015 07 - Régate, les 93 milles de Lady Vague

Comme c'est maintenant l'habitude, le week-end régate était précédé d'un week-end entraînement. Gréer les voiles, s'approprier le bateau dans cette nouvelle configuration, prendre ses marques, apprendre son poste, s'organiser. Le tout fût assez aisé car le vent faible permettait de bien bien prendre son temps et de décomposer les manoeuvres. Et de faire du tourisme aussi en ralliant d'abord Deauville dans l'après-midi avant de rejoindre Honfleur en soirée. Un passage d'écluse un peu long d'ailleurs puisqu'une belle butte de vase bloque l'accès à la fameuse écluse et nous amène à diner sur la Seine en attendant un peu plus de hauteur d'eau... Le dimanche matin, nous entrons dans le vieux bassin. Encore une nouvelle expérience pour nos équipiers. Retour sur Le Havre dans l'après-midi.

Et maintenant, la régate, la vraie !

D'abord un convoyage le vendredi jusqu'à Dives pour s'inscrire et récupérer les instructions de course.

Sortie à 8h du bassin le samedi, le départ étant prévue à 10h30. Le vent est bien rentré, nous patientons à 6,5 nds sous GV 1 ris sans génois... Hésitation sur la voile d'avant, le vent souffle encore jusqu'à 22 nds mais doit faiblir. Ce sera finalement le génois lourd. Contrairement aux autres partants, nous privilégions le  babord amure pour filer directement vers le large. Bon choix, nous sommes en tête après le départ. La route vers la balise ouest de Quinéville va être longue. Du près, du près, encore du près. Parfois contre le courant évidemment. Nous sommes un peu 'punis' sur ce bord, nous faisons clairement moins de cap que les autres. Et le premier bord fait 43 milles en ligne droite...

A hauteur des Saint Marcouf, nous croisons les premiers qui repartent sous spi. Quinéville ouest est franchie à 23h15, avec un autre concurrent dans notre tableau arrière. Spi ou pas spi pour le retour ? C'est nuit noire, plus de 20 nds sont prévus dans la nuit... Ce sera génois tangonné et ça ira très bien. Nous filons sur la route directe, avec cette fois une excellente vitesse. Les feux de notre concurrent restent dans le tableau arrière jusqu'à l'arrivée !

Nous franchissons la ligne à 7h28, très satisfaits de notre navigation, mais frustrés de notre résultat. Nous sommes 6ème sur 9 participants.

Une régate finalement très agréable, avec une très bonne météo, et qui change du parcours habituel entre 3 bouées. C'était la 36ème édition et la Société des Régates de Dives en est l'organisatrice.

Le dimanche est consacré au repos en compagnie du responsable régate qui est venu prendre des nouvelles de ses ouailles.

Le lundi, toujours pas lassés, nous repartons vers l'ouest, au près ! Nous faisons un stop au mouillage à Arromanches, une découverte pour presque tout l'équipage. Découverte saluée par 4 dauphins à l'entrée du port artificiel. Nous repartons ensuite vers Courseulles où l'ambiance est à la fête en ce 13 juillet. Bal des pompiers oblige ! Direction la plage et le feu d'artifice, absolument magnifique avec ses reflets sur l'eau.

Mardi, retour vers Le Havre au portant. Nous sortons le spi qui commençait à s'ennuyer au fond de son sac.

Au final, un week-end prolongé à plus de 200 milles (dont 120 en course). Les baroudeurs sont là !

Rangement du bateau, changement des voiles. Tout est prêt à 18h pour que David nous succède en famille, direction l'Angleterre. Une autre aventure à suivre très bientôt.

Michel Latouche

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2015 05 23 - Lady Vague le long de la côte d’Albâtre

Il était audacieux d’envisager une escale vers la côte nord alors que Sirénade optait pour l’ouest, destination préférée généralement lors des longs week-ends.

Et pourtant ! L’équipage de marins aguerris larguait les amarres vendredi soir à 23h, convaincu par Patrick que le vent de nord-est, force 2 à 3, mollissant le dimanche, allait nous mener jusqu’à Dieppe, destination peu habituelle. Deux navigations de nuit au programme avec escale à Fécamp.

Le vent de 9 Nds nous pousse le long du chenal. Après un grand bord de près, la route se poursuit au moteur jusqu’à l’entrée à Fécamp, faute de vent. La plateforme de forage en mer, pour la construction des futures éoliennes, est impressionnante de nuit, éclairée par 2 feux. Amarrage vers 4 h du matin, à couple d’un voilier flamant car il ne reste plus de place dans la marina du fait d’un rallye.

 

Une courte nuit plus tard, et un petit déjeuner bien apprécié, Lady Vague hisse les voiles à 9h samedi matin et prend la direction de Dieppe. Le vent est faible mais le bateau file doucement, porté par le courant. Le vent s’établit une heure plus tard, comme prévu, et Lady Vague fait route, au près, vers Dieppe. On devine les falaises calcaires dans la brume et les valleuses des Petites et Grandes  Dalles, St Aubin sur mer, l’église de Varengeville sur mer... Sous le regard des pêcheurs et des badauds, perchés sur la jetée, nous entrons dans le port vers 16h.

La journée de Dimanche est bien remplie : visite des jardins du château qui domine la ville, jolie promenade, beau point de vue (Michel s’éclate en photos !) et l’après-midi, café à bord avec les plongeurs du GCOB, venus partager les émotions de leur plongée du matin.

A 17h, Lady Vague reprend la mer. Le vent d’ouest est établi à 15 Nds, rafales à 20Nds, le soleil nous caresse. Il faut tirer des bords et slalomer entre les nombreux casiers qui s’étalent jusqu’à plusieurs milles de la côte. La vigilance est à son maximum. Coucher de soleil ! Les feux des jetées de Fécamp se distinguent au loin. Vers 1h du matin, le bateau est amarré au ponton. La nuit s’annonce sereine, nous devrions repartir vers 9h du matin.

Lundi, Lady Vague connait la route. Sous spi, le parcours est agréable et nous rallions la bouée Grande Rade Sud rapidement, pour le déjeuner. Déjeuner que nous prendrons à la cape en se laissant dériver. Michel profite des balises qui se présentent sur ce terrain de jeu pour enchaîner les manœuvres de virement, empannage comme en régate. Les manœuvres de l’homme à la mer sont répétées.

Lady Vague est de retour au Havre à 16h, peu avant Sirénade.

Dieppe est une destination atypique du fait des 55 milles qui la séparent du Havre.

Dommage ! L’escale s’est révélée plaisante et intéressante sur ce bateau toujours agréable même par petit temps.

Josette Delagarde

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2015 06 06 - Le Lièvre et la Tortue à Fécamp

C'est l'histoire d'un équipage qui se retrouve pour la première fois, et de deux papa qui emmènent pour la première fois leur fille respective naviguer.
Le temps était magnifique, et le vent modéré.
 
Nous quittons le port du Havre à 11h00, après un petit briefing pour nos deux jeunes matelots, et tirons des bords gaillardement pour remonter le chenal.
Puis nous prenons la direction de Fécamp, en profitant des dernières heures de courant portant pour passer Antifer.
Nous admirons les falaises d'Etretat, avant de lancer le spi, grâce à un filet d'air devenu favorable.
Notre bulle nous permettra d'atteindre Fécamp sans encombre et sans moteur, pour rejoindre notre place visiteur aux environ de 17h00.
Nous attendons nos amis de Sirenade, à la terrasse d'un café, en sirotant nos boissons favorites.
 
Sitôt Sirenade à quai, nous partageons tous ensemble un apéro fort sympathique (le second pour LV...), avant de rejoindre notre bord pour un repas gastronomique (si, si!!)
Une partie de Uno s'impose, avant d'aller danser sous la sono du Défi Normand.
 
Dimanche matin!
Alors que nous émergeons de nos bannettes, Sirenade quitte le port dès 8h!
C'est un peu l'histoire du Lièvre et de la Tortue qui se joue alors.....
Le lièvre (LV, évidemment!), prend son temps. Petit déjeuner dans le cockpit avec viennoiserie et pain frais, douche pour l'équipage, et départ à 9h45.
Nous souhaitons décoller, mais pas de marche arrière sur LV!
Après plusieurs vérifications mécaniques, nous comprenons que la marche arrière fonctionne très bien, mais que LV est posé dans la vase! Et oui!
Tout l'équipage fait giter le bateau pour nous tirer de ce mauvais pas et nous quittons notre place de ponton.
 
La tortue est loin devant. Un appel VHF confirme le retard pris par le Lièvre....
 
Le vent étant très bien orienté, nous décidons de lancer le spi et de naviguer au plus prêt des plages pour échapper autant que possible aux courants contraires.
Les falaises défilent sous nos yeux, magnifiques dans leurs robes blanches, ocres et dorées. La mer est tantôt bleu, tantôt turquoise, tantôt verte. Le vent forcit tout au long de la journée. Nous passons Antifer laborieusement, avec un speedo à 8 Noeuds moyen.
Nous apercevons enfin Sirenade, à l'horizon, avec sa robe rose, au grand largue, mais sans grand voile.
Toujours dans un train d'enfer, nous grappillons des miles sur la Tortue. Nous coupons la route au plus court et réalisons un empannage sous spi presque parfaitement coordonné, et déboulons dans l'avant port, 200 m derrière Sirenade.
Rien ne sert de courir, il faut partir à point!
 
Ce fut un WE splendide, avec un équipage hyper sympa.
Merci Ambre, Marie, François, Bruno et Stéphane pour ces moments partagés.
 
Philippe