2015 06 13 - Back to Ouistreham !

Un temps bien calme était annoncé pour le week-end. Pas si grave, Lady Vague, équipé pour l'occasion de la grand voile de régate, se déhale facilement dans les petits airs, incitant l'équipage (avec 3 nouveaux adhérents) à jouer finement sur les réglages, à envoyer le spi, ... Bref, à prendre du plaisir sur l'eau !

A l'approche de Ouistreham, destination que nous n'avions plus ralliée depuis plusieurs saisons, un appel sur le 16 nous amène à nous dérouter pour porter assistance à un kayak en difficulté. Nous signalons au CROSS que nous sommes à proximité de la zone de recherche, en complément d'un hélicoptère et d'un zodiac de  la SNSM. Finalement, le kayakiste est récupéré... chez lui. Le CROSS nous libère et nous reprenenons notre route pour entrer dans le sas accompagnés de nombreux régatiers en solo.

Soirée bien conviviale et nuit douce dans ce port champêtre.

Dimanche, direction Pegasus bridge. Nous nous amarrons au quai juste avant pour le franchir à pied. Retour vers le sas, passage du sas (toujours avec les régatiers) et direction Le Havre. De l'air, du soleil, ça gîte, on  adore !

Le savez-vous ? Les régatiers se lancent le samedi 4 juillet dans la '93 milles'. Passage du sas de Dives entre 9h et 10h, et retour le dimanche matin toujours à Dives où ils passeront la journée au port (un peu de repos sûrement). Venez les soutenir, ils ont besoin de vos encouragements !

Michel Latouche

2015 07 - Régate, les 93 milles de Lady Vague

Comme c'est maintenant l'habitude, le week-end régate était précédé d'un week-end entraînement. Gréer les voiles, s'approprier le bateau dans cette nouvelle configuration, prendre ses marques, apprendre son poste, s'organiser. Le tout fût assez aisé car le vent faible permettait de bien bien prendre son temps et de décomposer les manoeuvres. Et de faire du tourisme aussi en ralliant d'abord Deauville dans l'après-midi avant de rejoindre Honfleur en soirée. Un passage d'écluse un peu long d'ailleurs puisqu'une belle butte de vase bloque l'accès à la fameuse écluse et nous amène à diner sur la Seine en attendant un peu plus de hauteur d'eau... Le dimanche matin, nous entrons dans le vieux bassin. Encore une nouvelle expérience pour nos équipiers. Retour sur Le Havre dans l'après-midi.

Et maintenant, la régate, la vraie !

D'abord un convoyage le vendredi jusqu'à Dives pour s'inscrire et récupérer les instructions de course.

Sortie à 8h du bassin le samedi, le départ étant prévue à 10h30. Le vent est bien rentré, nous patientons à 6,5 nds sous GV 1 ris sans génois... Hésitation sur la voile d'avant, le vent souffle encore jusqu'à 22 nds mais doit faiblir. Ce sera finalement le génois lourd. Contrairement aux autres partants, nous privilégions le  babord amure pour filer directement vers le large. Bon choix, nous sommes en tête après le départ. La route vers la balise ouest de Quinéville va être longue. Du près, du près, encore du près. Parfois contre le courant évidemment. Nous sommes un peu 'punis' sur ce bord, nous faisons clairement moins de cap que les autres. Et le premier bord fait 43 milles en ligne droite...

A hauteur des Saint Marcouf, nous croisons les premiers qui repartent sous spi. Quinéville ouest est franchie à 23h15, avec un autre concurrent dans notre tableau arrière. Spi ou pas spi pour le retour ? C'est nuit noire, plus de 20 nds sont prévus dans la nuit... Ce sera génois tangonné et ça ira très bien. Nous filons sur la route directe, avec cette fois une excellente vitesse. Les feux de notre concurrent restent dans le tableau arrière jusqu'à l'arrivée !

Nous franchissons la ligne à 7h28, très satisfaits de notre navigation, mais frustrés de notre résultat. Nous sommes 6ème sur 9 participants.

Une régate finalement très agréable, avec une très bonne météo, et qui change du parcours habituel entre 3 bouées. C'était la 36ème édition et la Société des Régates de Dives en est l'organisatrice.

Le dimanche est consacré au repos en compagnie du responsable régate qui est venu prendre des nouvelles de ses ouailles.

Le lundi, toujours pas lassés, nous repartons vers l'ouest, au près ! Nous faisons un stop au mouillage à Arromanches, une découverte pour presque tout l'équipage. Découverte saluée par 4 dauphins à l'entrée du port artificiel. Nous repartons ensuite vers Courseulles où l'ambiance est à la fête en ce 13 juillet. Bal des pompiers oblige ! Direction la plage et le feu d'artifice, absolument magnifique avec ses reflets sur l'eau.

Mardi, retour vers Le Havre au portant. Nous sortons le spi qui commençait à s'ennuyer au fond de son sac.

Au final, un week-end prolongé à plus de 200 milles (dont 120 en course). Les baroudeurs sont là !

Rangement du bateau, changement des voiles. Tout est prêt à 18h pour que David nous succède en famille, direction l'Angleterre. Une autre aventure à suivre très bientôt.

Michel Latouche

 

2015 05 23 - Lady Vague le long de la côte d’Albâtre

Il était audacieux d’envisager une escale vers la côte nord alors que Sirénade optait pour l’ouest, destination préférée généralement lors des longs week-ends.

Et pourtant ! L’équipage de marins aguerris larguait les amarres vendredi soir à 23h, convaincu par Patrick que le vent de nord-est, force 2 à 3, mollissant le dimanche, allait nous mener jusqu’à Dieppe, destination peu habituelle. Deux navigations de nuit au programme avec escale à Fécamp.

Le vent de 9 Nds nous pousse le long du chenal. Après un grand bord de près, la route se poursuit au moteur jusqu’à l’entrée à Fécamp, faute de vent. La plateforme de forage en mer, pour la construction des futures éoliennes, est impressionnante de nuit, éclairée par 2 feux. Amarrage vers 4 h du matin, à couple d’un voilier flamant car il ne reste plus de place dans la marina du fait d’un rallye.

 

Une courte nuit plus tard, et un petit déjeuner bien apprécié, Lady Vague hisse les voiles à 9h samedi matin et prend la direction de Dieppe. Le vent est faible mais le bateau file doucement, porté par le courant. Le vent s’établit une heure plus tard, comme prévu, et Lady Vague fait route, au près, vers Dieppe. On devine les falaises calcaires dans la brume et les valleuses des Petites et Grandes  Dalles, St Aubin sur mer, l’église de Varengeville sur mer... Sous le regard des pêcheurs et des badauds, perchés sur la jetée, nous entrons dans le port vers 16h.

La journée de Dimanche est bien remplie : visite des jardins du château qui domine la ville, jolie promenade, beau point de vue (Michel s’éclate en photos !) et l’après-midi, café à bord avec les plongeurs du GCOB, venus partager les émotions de leur plongée du matin.

A 17h, Lady Vague reprend la mer. Le vent d’ouest est établi à 15 Nds, rafales à 20Nds, le soleil nous caresse. Il faut tirer des bords et slalomer entre les nombreux casiers qui s’étalent jusqu’à plusieurs milles de la côte. La vigilance est à son maximum. Coucher de soleil ! Les feux des jetées de Fécamp se distinguent au loin. Vers 1h du matin, le bateau est amarré au ponton. La nuit s’annonce sereine, nous devrions repartir vers 9h du matin.

Lundi, Lady Vague connait la route. Sous spi, le parcours est agréable et nous rallions la bouée Grande Rade Sud rapidement, pour le déjeuner. Déjeuner que nous prendrons à la cape en se laissant dériver. Michel profite des balises qui se présentent sur ce terrain de jeu pour enchaîner les manœuvres de virement, empannage comme en régate. Les manœuvres de l’homme à la mer sont répétées.

Lady Vague est de retour au Havre à 16h, peu avant Sirénade.

Dieppe est une destination atypique du fait des 55 milles qui la séparent du Havre.

Dommage ! L’escale s’est révélée plaisante et intéressante sur ce bateau toujours agréable même par petit temps.

Josette Delagarde

2015 06 06 - Le Lièvre et la Tortue à Fécamp

C'est l'histoire d'un équipage qui se retrouve pour la première fois, et de deux papa qui emmènent pour la première fois leur fille respective naviguer.
Le temps était magnifique, et le vent modéré.
 
Nous quittons le port du Havre à 11h00, après un petit briefing pour nos deux jeunes matelots, et tirons des bords gaillardement pour remonter le chenal.
Puis nous prenons la direction de Fécamp, en profitant des dernières heures de courant portant pour passer Antifer.
Nous admirons les falaises d'Etretat, avant de lancer le spi, grâce à un filet d'air devenu favorable.
Notre bulle nous permettra d'atteindre Fécamp sans encombre et sans moteur, pour rejoindre notre place visiteur aux environ de 17h00.
Nous attendons nos amis de Sirenade, à la terrasse d'un café, en sirotant nos boissons favorites.
 
Sitôt Sirenade à quai, nous partageons tous ensemble un apéro fort sympathique (le second pour LV...), avant de rejoindre notre bord pour un repas gastronomique (si, si!!)
Une partie de Uno s'impose, avant d'aller danser sous la sono du Défi Normand.
 
Dimanche matin!
Alors que nous émergeons de nos bannettes, Sirenade quitte le port dès 8h!
C'est un peu l'histoire du Lièvre et de la Tortue qui se joue alors.....
Le lièvre (LV, évidemment!), prend son temps. Petit déjeuner dans le cockpit avec viennoiserie et pain frais, douche pour l'équipage, et départ à 9h45.
Nous souhaitons décoller, mais pas de marche arrière sur LV!
Après plusieurs vérifications mécaniques, nous comprenons que la marche arrière fonctionne très bien, mais que LV est posé dans la vase! Et oui!
Tout l'équipage fait giter le bateau pour nous tirer de ce mauvais pas et nous quittons notre place de ponton.
 
La tortue est loin devant. Un appel VHF confirme le retard pris par le Lièvre....
 
Le vent étant très bien orienté, nous décidons de lancer le spi et de naviguer au plus prêt des plages pour échapper autant que possible aux courants contraires.
Les falaises défilent sous nos yeux, magnifiques dans leurs robes blanches, ocres et dorées. La mer est tantôt bleu, tantôt turquoise, tantôt verte. Le vent forcit tout au long de la journée. Nous passons Antifer laborieusement, avec un speedo à 8 Noeuds moyen.
Nous apercevons enfin Sirenade, à l'horizon, avec sa robe rose, au grand largue, mais sans grand voile.
Toujours dans un train d'enfer, nous grappillons des miles sur la Tortue. Nous coupons la route au plus court et réalisons un empannage sous spi presque parfaitement coordonné, et déboulons dans l'avant port, 200 m derrière Sirenade.
Rien ne sert de courir, il faut partir à point!
 
Ce fut un WE splendide, avec un équipage hyper sympa.
Merci Ambre, Marie, François, Bruno et Stéphane pour ces moments partagés.
 
Philippe

2015 05 23 - Sirénade à Saint Vaast

Il n'y avait pas beaucoup de vent prévu le week-end dernier. Ça tombait bien, nous avions 3 jours pour naviguer !
Nous sommes partis dès le vendredi soir, direction Saint Vaast La Hougue. La navigation s'est bien passée au rythme des quarts, avec un petit 10 nœuds de vent nous permettant d'avancer doucement. Il ne fallait pas avancer trop vite non plus car les portes de Saint Vaast ne s'ouvraient qu'après midi le samedi.

Arrivée à Saint Vaast, visite à terre, petites balades et avitaillement en fruits de mer ; puis nous sommes repartis dimanche après-midi avec toujours ce petit 10 nœuds de vent, direction les Îles Saint Marcouf. L’Île de Terre n'est pas accessible pendant la période de nidification, contrairement à l'Île du Large. Mais les oiseaux ne savent pas lire les cartes et nous avons débarqué sur l'Île du Large recouverte de nids, bébé oiseaux et de leurs parents qui veillent.

Nous sommes ensuite repartis vers l'est. Le vent ayant forci, Sirénade s'est mise à avancer à toute allure (au moins 5 nœuds au lieu de 2-3 jusqu'alors), et nous étions parti pour arriver trop tôt au Havre ! Nous avons donc fait une halte à Ouistreham pour prendre le petit-déjeuner, amarré au ponton d'attente ou planté dans la vase juste à côté:-)
Ces 3 jours ont été super : bonnes nav', beau soleil, un vrai plaisir de naviguer en Manche !

Pierre Coulon