Waouhhhhhh Génial Super !
 

Prenez 8 passionnés de course au large, un beau bateau (Sirénade), une belle météo (en Normandie !), une mer calme, un spi rouge, et laissez mijoter plusieurs heures. Vous profiterez alors du régal d'une navigation onctueuse.

Emmenez vos équipiers aux Docks pour leur faire parcourir les pontons de la Jacques Vabre, admirez ces coursiers impressionnants, regardez le feu d'artifice, et la nuit sera douce.

Levez-vous aux aurores le dimanche, patientez derrière la jetée pour être aux premières loges, profitez du son de la cornemuse accompagnant chaque nouveau bateau sortant. Passez d'un bateau à l'autre, saluez les skippers, observez leurs merveilleuses machines. Rejoignez la zone de départ au milieu d'une foule très nombreuse, veillez à ne pas vous faire déborder. Dès le départ donné, dirigez-vous les concurrents qui progressent doucement dans les tous petits airs, approchez-vous d'eux sans les déranger, passez d'un à l'autre en les observant manoeuvrer. Remontez vers Antifer au milieu de la nuée.

Inutile de dire combien ce week-end de départ de Transat nous laissera un souvenir plus qu'agréable

Michel Latouche

Le week-end rassemblait toutes les conditions pour jouer les touristes en Baie de Seine : soleil, mer belle, marée haute à mi-journée et bateau en excellent état.

Il n'en fallait pas moins pour faire découvrir aux équipiers (certains venant de loin et pour la première fois), les quais de Trouville, la marina et  les planches de Deauville ;  puis dans la soirée, le chenal de la Seine, les lumières du Pont de Normandie et le bassin extérieur de Honfleur. Tout cela dans la seule journée du Samedi, parce que le dimanche.....

Une nuit calme au ponton visiteurs puis nous nous présentons au petit matin devant la porte du Bassin de la Lieutenance pour y prendre notre petit déjeuner sur le pont et admirer les lumières d'Octobre sur les façades.

Après avoir déambulé dans les rues de la ville, Il nous faut remonter le chenal de la Seine en direction du Havre, tout d'abord au moteur , puis sous voiles, pour finir sous spi, avant de virer en direction de notre port d'attache.

En résumé, un beau week end en mer!

Arnaud LEFEBVRE

La Panthère Rose, voilier de Mer Amitié, des années 90, aurait eu du succès sur l’eau en ce mois d’ «octobre rose ». Les ports affichaient les couleurs.

6 équipiers à bord de Lady Vague pour prendre la mer samedi matin vers 10h45, destination Fécamp. Vent de NE et contre courant durant une bonne partie du trajet, mais dimanche le retour se fera sous spi.

Le vent de 10 Nds au départ monte progressivement pour atteindre 20 Nds en rafales dans l’après-midi. C’est excellent pour manœuvrer. Les bords de près se succèdent. On enroule le génois, un ris, deux ris dans la grand-voile. Le ciel a du mal à se dégager, les embruns nous rafraichissent. Quand le vent faiblit un peu, il faut larguer un ris, puis deux, on déroule le génois. La nuit tombe, l’équipage sait l’arrivée proche et le bon petit plat chaud qui les attend pour le dîner. Lady Vague se présente entre les jetées de Fécamp de nuit, vers 20h.

Belle arrivée et une soirée bien méritée dans la chaleur du carré !.

Dimanche matin, sous le soleil, nous flânons le long de la jetée parmi les pêcheurs à la ligne et le long de la plage. Les pavillons roses flottent et annoncent l’arrivée des participants à la course organisée pour «Octobre rose», tous vêtus de rose.

Lady Vague reprend la mer vers 10h30, revêtue des couleurs bleu, blanc, rouge dans son pataras. C’est dimanche !

On se faufile parmi les jets skis qui nous entourent. Vrombissements, vagues. Sans doute un plaisir….pour eux…

Le vent est resté NE, faible. Le spi, qui n’est pas rose, dommage !, est établi et ne sera affalé qu’à l’arrivée, devant Le Havre. Le vent est monté jusqu’à 20 Nds. Lady Vague file pour le plaisir de l’équipage et du barreur. Beau bord de spi sous le soleil d’octobre !

Des équipiers heureux par ce beau week-end d’automne. Il y en aura d’autres.

Pour la Régate du Port organisée par le Centre Nautique Paul Vatine, nous étions 5 équipiers sur Lady Vague à naviguer les 29 et 30 Août puis les 5 et 6 Septembre. Le premier WE destiné à l’entrainement, a débuté par le remplacement des voiles de croisière par celles de régate, puis en début d’après-midi nous avons débuté les manœuvres avec quelques empannages sous spi et des virements de bouées afin de permettre à chacun de trouver ses marques. En nous approchant un peu des bouées pour nous mettre en condition, nous avons pu vérifier que le courant devant le cap de la Hève est bien présent. Comme 2 parcours côtiers étaient annoncés, nous avons essayé le samedi le parcours n°1 qui tournait autour des bouées Octeville W, Général Metzinger et Grande Rade Sud. Pour nous mettre dans l’ambiance, nous avons croisé sous un grand soleil des bateaux en provenance de Fécamp qui en terminaient avec la double de Normandie. Le lendemain, nous étions partis pour faire le parcours côtier n°2 mais par manque de vent nous n’avons même pas réussi à atteindre la première marque du parcours, et lorsque le brouillard est tombé, c’est au moteur que nous sommes rentrés.

Le week-end suivant nous avions encore le samedi pour nous entrainer. Nous étions partis pour refaire le parcours n°2 mais lorsque j’ai vu au loin Petit Prince (le bateau de Pierre- Emmanuel Coulon) partir plein sud, je n’ai pas pu résister à l’envie d’aller lui faire un petit coucou. C’est finalement dans le chenal de Rouen que nous l’avons rejoint puisqu’il partait pour Honfleur. N’étant plus à un petit détour prêt j’ai ensuite eu envie d’aller jusqu’à Dives sur Mer où je ne suis pas encore allé cette année. Nous avons pour cela longé au près la cote en passant devant Deauville puis Villers-sur-Mer. Tout semblait bien parti jusqu’à ce que devant les falaises des Vaches Noires un petit orage nous surprenne. Un peu mouillés et avec un vent devenu moins favorable, nous avons décidé de changer de programme en reprenant la direction du Havre afin de finir la journée par quelques manœuvres de spi.

Le dimanche 6 Septembre nous avons pris la mer sous un grand soleil direction la Petite Rade où était prévu le départ d’un parcours banane.  Vers 11 h 30, les 33 bateaux de la course étaient regroupés sur la ligne de départ. Bien positionné juste derrière ‘Happy Hours’ (A35) et ‘Région Basse Normandie’ (Figaro Bénéteau 2), nous avons pris un bon départ à proximité du bateau comité, mais après environ 2 minutes de courses tout était à refaire suite à un rappel général. Pour le second départ, j’ai choisi de partir bâbord-amures car il me semblait que la ligne n’était plus exactement dans l’axe du vent. Cela n’a pas été une grande réussite car très vite il nous a fallu abattre pour laisser passer les autres bateaux qui étaient prioritaires. Résultat des courses, nous avons terminé 31 sur 33. Juste le temps de manger un sandwich avant l’envoi du parcours côtier, annoncé parcours n°3. Etant donné que nous n’avions eu connaissance que des parcours n°1 et 2, il a fallu suivre les autres! Néanmoins à l’arrivée nous étions en progression puisque nous avons terminé 29 sur 33. Clairement nous avons encore une bonne marge de progression avec différents automatismes à travailler, pour par exemple envoyer plus vite le spi au passage des bouées, mais le plus important, c’est que nous avons passé deux excellents WE qui nous ont permis de nous entrainer aux différents postes sur le bateau. Comme ont pu le vérifier tous ceux qui ont eu la chance de naviguer avec, Lady vague marche très bien avec ses voiles de régate. Malheureusement ces voiles de régate ont maintenant plus de 10 ans et commencent donc à fatiguer. De ce fait, si vous connaissez un mécène qui accepterait de sponsoriser un nouveau jeu de voile de régate pour la saison prochaine, n’hésitez pas à nous en parler…

Amicalement. David  

Les 33 bateaux en attente du lancement de la procédure de départ.   

Un concurrent qui terminera à la 14ème place. A un moment au moins, nous avons été proches de lui.

Petit Prince en partance pour Honfleur.

Equipage : Patrick et Sylvie, Jean Maurice et Josiane, Jean Paul, Sylvain

Samedi matin,  Sylvain et Jean Paul, arrivés les premiers au port de Kernével, rencontrent l’équipage précédent qui en profite pour les inviter à célébrer le début de leur croisière. Les quatre autres arrivent pour faire les courses, et le soir même nous investissons le Tour du Monde pour un fish and ships, pardon, Chips, arrosé de bière locale TdM, servis par une hôtesse fort accorte .

Dimanche matin cap sur Belle Ile, port du Palais. Très beau temps, peu de vent, mais une de nos équipières appelle Raoul, qui ne se fait pas prier, mais repart rapidement après cette visite de courtoisie.

Quelques heures au Quai Bourdelle, pas très pratique car il faut prendre l’annexe, puis entrée au bassin à flot. Nous ne sommes pas les seuls, où vont-ils fourrer tout ce monde ?

Le placier, assisté d’un petit chien dressé sur le boudin du zodiac nous met finalement à couple de deux couples de hollandais sur des 50 pieds qu’ils n’ont sans doute pas trouvé sur le Bon Coin, il ne reste plus qu’un petit chenal au milieu d’une forêt de mats.

Le bistrot les Matelots, juste en face, permet de se rafraichir au son d’une musique approximative composée de sons hétéroclites obtenus par martyrisation d’une pauvre platine qui hurle désespérément sa souffrance dans un système de son au bord de l’apoplexie.

Le lundi, location de vélos électriques chez Roue Libre, petite boutique très sympa : la révélation, nous découvrons l’ivresse du fabuleux engin en sillonnant l’ile sans effort. Etonnant, essayez, vous serez conquis !

Du Palais à Sauzon, la pointe des Poulain, le château de Sarah Bernhard, la grotte de l’apothicairerie…les paysages sont superbes !

 

Nous sommes cependant un peu déçus par l’absence totale de parkings, de baraques à frites et de marchands de souvenirs auprès desquels nous aurions pu acquérir des boules à neige avec ces beaux paysages, et qui sont du plus bel effet sur un bahut de cuisine en formica. Quel manque d’esprit d’entreprise face à un tel potentiel! c’est sûrement à cause des 35h…

Nous terminons par une baignade sur la plage de Donnant, balayée par des rouleaux aussi puissants que ceux que l’on trouve dans les Landes. Bon, l’eau est fraîche mais dynamisante et les surveillantes de baignade sont agréables à regarder !

A notre retour au port nous trouvons à 2 m de notre poupe un petit cargo vert qui décharge force palettes et matériaux divers. Son capitaine nous informe qu’il part le lendemain et qu’il serait prudent de passer une amarre supplémentaire à terre et de bloquer notre barre, car les remous de son hélice vont nous secouer un peu quand il va appareiller.

 Mardi est plus maussade, ce qui nous permet de visiter la citadelle, ses remparts, ses cachots humides, et son musée qui rappellent que les acadiens ruinés par la prohibition de la chasse au bébé phoque à la batte de base ball se virent obligés de s’installer à Belle Isle.

Mercredi nous quittons le Palais pour Houat, par le passage de Béniguet que nous visons pour l’étale de pleine mer. Le vent de 20 à 25 nds nous permet d’arriver au point stratégique pile poil à 10h. Arrivés à St Gildas, après un amarrage sur bouée à l’extérieur faute de place dans le port, nous réalisons que la place est assez inconfortable. Nous nous replions sur Port Haliguen, après une brève course contre le trimaran SODEBO, que nous gagnons haut la main, car il change de cap et de toute évidence abandonne la compétition et se perd en direction de la Trinité.

Une place visiteur paraît libre: la placière nous annonce que la profondeur n’est que de  1,5m, mais comme elle ne tient pas compte de la marée de 1 m, nous décidons d’y rester.

Nous partons à la découverte de Quiberon : ah, voilà un endroit qu’il est civilisé ! et pourvu de toutes les commodités modernes : hordes de touristes dans les magasins de fripes soldant à tour de bras, structures gonflables et trampolines sur la plage, hauts parleurs diffusant une large gamme de vociférations variées, effluves de gaufres, de croustillons, de galettes saucisses, de frites qui nous chatouillent agréablement les narines, bref le bonheur ! Nous voilà rassurés, il reste encore des gens entreprenants et de bon goût dans ce pays !

Au passage nous saluons la statue du marin qui, tel Victor Hugo à Hauteville House, lorgne d’un œil lubrique la sirène du quai d’en face, dont la tenue laisse peu  l’imagination.

               Bon, c’est pas tout ça, mais c’est bientôt l’heure de l’apéro. Saluons au passage les compétences de Jean-Paul en matière de Ti punch !

Jeudi matin, départ sous le soleil en direction de Groix. La Teignouse est paisible. Le vent se lève poliment après le déjeuner, et nous atteignons Port Tudy en début d’après-midi, sans avoir pris le moindre maquereau.

Tout est plein, sauf l’avant-port : les placiers empilent consciencieusement les voiliers qui n’en finissent pas d’arriver. Bientôt il sera possible de débarquer à pied sec !

Sirénade est caché dans cette photo, saurez-vous le retrouver ?

Nous partons à terre, prospectons pour des vélos, et terminons par un bain dans la crique toute proche, au nord du port, accessible par un escalier.

Au retour, nous croisons un ancêtre qui tente de descendre de son bateau, sans avoir pensé à amarrer son annexe qui s’esquive sournoisement dès qu’il y pose le pied. Il est maintenant cramponné aux filières dans une position vaguement horizontale, mais transitoire, nonobstant sa farouche détermination de marin en perdition. Nous le récupérons au passage, mais le têtu refuse toute aide supplémentaire. Il a encore de la ressource et rentrera dans la nuit seul à bord, et repartira en solo le lendemain coiffé de son panama et vêtu de son blazer.…

Le soir, après avoir constaté que Ty Beudeff  n’était plus ce que nous avons connu il y a quelques dizaines d’années, nous entrons dans une taverne du Port où se produit un groupe dont le répertoire va du chant de marin façon Tonnerre et Djiboujep à Nino Ferrer, en passant par des créations de leur cru, qui chantent dans un langage fleuri la dure vie des pêcheurs locaux, la morue, la raie, divers coquillages et toutes sortes de cucurbitacées de la région. Une anthologie de poésie marine  que ne démentirait pas Victor Hugo qui s’y connaissait en césure à l’hémistiche, voire plus si affinités.

 Belle soirée et Blanche Hermine qui n’est pas de Clermont.

Mais nous sommes maintenant vendredi, nous enfourchons nos montures et partons en exploration : les Grands Sables, une des seules plages convexes d’Europe, paraît-il . Après la pointe des Chats, arrêt  à Locmaria au Bateau Ivre, dont le patron chafouin embusqué derrière son comptoir attend le bobo au milieu d’affiches qui exigent l’arrêt du nucléaire,  l’annulation de l’aéroport de Notre Dame des Landes, l’interdiction de la chasse à la roustouflette à crête mordorée, le bannissement du Nutella, l’ostracisation de huile de palme au profit de la graisse de phoque et tout un tas d’autres nobles causes qui nous interpellent à donf au niveau du vécu.

Les prix sont exorbitants, et il faut se servir soi-même ce qui ajoute au charme mortifiant de l’estaminet. Comble de délicatesse, une éponge est même mise à la disposition des clients pour nettoyer la table après usage. Seul élément discordant, la blanquette de  seiche au muscadet est excellente : nous culpabilisons presque de satisfaire ainsi nos plus bas instincts.

Nous repartons vite  avant d’être tentés par une gourmandise ou un café pour éviter de nous trouver ravalés au rang de sybarites insatiables dévoyés par la société de consommation.

En route, un de nos équipiers fait une chute de vélo, et se blesse le poignet. C’est Koh Lanta !

Les rescapés partent à la recherche d’Eugène T., que nous avons découvert lors d’une précédente navigation.

Toujours en forme avec ses 83 ans, cet ancien pêcheur de thon rouge nous présente ses dernières maquettes en cours de fabrication et répare les quelques éclopés de l’équipage : il remet en place une épaule par ci, un hallux valgus rigidus par là, quelques cervicales en déroute, et un raton laveur égaré frappé de coxalgie héréditaire. Un personnage étonnant comme on a rarement l’occasion d’en rencontrer.

Mais voilà, c’est déjà vendredi et il faut repartir vers Lorient, au moteur sous un soleil de plomb.

Un dernier passage au Tour du Monde nous permet de passer subrepticement le relais à l’équipage suivant tout en effectuant un ultime contrôle qualité des productions de l’établissement. Elles se révèlent conformes aux spécifications, et nous quittons Lorient avec la satisfaction du devoir accompli.

Patrick COLLETER