2017 08 09 - Nana (au-revoir), douce Polynésie !

Après un mois et demi à la découverte des différents archipels de la Polynésie, l’heure est venue pour nous de prendre un dernier bain à Bora Bora, et de poursuivre notre route vers l’ouest.

Les différents archipels que nous avons visités sont très différents les uns des autres : les Marquises sont très verticales. Les Tuamotu, au contraire, sont des atolls tout plats. Ces îles en forme de cercle possèdent un lagon intérieur, des plages de sable blanc bordées de cocotiers, une eau chaude et calme : parfait pour les enfants ! Ces îles sont très isolées (300 à 1000 âmes pour celles que nous avons visitées), avec des habitants très accueillants et curieux de nous rencontrer. Enfin, l’archipel de la Société (dont Tahiti est l’île principale) est beaucoup plus habité et touristique. Les îles de la Société sont très verticales, à peu près inaccessibles à l’intérieur des terres ; mais elles sont ceinturées par une barrière de récifs coraliens qui rendent les eaux intérieures très calmes, parfois navigables, mais attention aux pâtés de corail !

Que de découvertes: nous avons vu des spectacles de danses tahitiennes à l’occasion du Heiva, fêtes qui embrasent toute la Polynésie en juillet ; visité Taputapuatea, sur Raiatea, archipel de la Société, qui est l’ancienne capitale culturelle de la Polynésie, avant l’arrivée des européens ; visité une ferme perlière (sans acheter de perle, hors budget…) ; découvert les fortifications américaines de Bora Bora pendant la guerre du Pacifique ; remonté en annexe une rivière navigable pour découvrir la forêt de l’intérieur ; fait de belles balades à pied ou à vélo ; quelques belles parties de pétanque, qui semble très répandue ici ; et même une semaine de dériveur à Tahiti pour Corentin ainsi qu’un accrobranche sur Moorea ! Enfin, ramassage de détritus sur le bord de mer un jour de pluie : 1 gros sac collecté en 200m de rive, c’est triste, mais c’est partout pareil.

Nous avons aussi poursuivi nos activités habituelles : bac à sable, jeux avec les petits copains locaux (ou pas), châteaux de sables, plage, beaucoup plongé et nagé ; Corentin n’a plus peur de sauter sans gilet du bateau dans la mer et remonter à bord, ça l’amuse beaucoup d’ailleurs. Aurore sait maintenant monter toute seule de l’annexe sur Petit Prince, et comprend tout ce qu’on lui dit, c’est un plaisir de lui parler !

Nous allons mettre tout cela en pause pendant la navigation à venir, quelques jours jusqu’aux îles Cook. Les 2200 miles qu’il nous reste à parcourir jusqu’à la Nouvelle Calédonie sont ponctuées de nombreux arrêts intermédiaires : Cook, Niue, Fidji, Tonga et pourquoi pas un petit détour par Wallis et Futuna ! Cela nous permettra de nous dégourdir les jambes, tout en continuant les découvertes et les rencontres.

A bientôt, Pierre-Em pour l’équipage de Petit Prince

PS : liste des îles visitées, si besoin de conseil si la destination vous tente : Marquises : Fatu Hiva, Hiva Oa ; Tuamotu : Tarakoa, Kauehi, Fakarava ; Société : Tahiti, Moorea, Raiatea, Bora Bora

2017 06 29 - Petit Prince est arrivé en Polynésie!

Bonjour à tous !

Petit Prince et son équipage sont bien arrivés aux îles marquises, en Polynésie Française ! Les 3000 miles depuis les Galapagos ont été parcourus en 25 jours, sans encombre ni avoir vu un seul autre navire…

Comme pour notre Transat, la faune, elle était très présente : nous avons vu des oiseaux tous les jours même au plus loin des côtes, et nous avons été longuement escortés par un groupe de dauphins à mi-parcours. 4 coryphènes pêchées et de nombreux poissons volants ramassés sur le pont au petit matin nous ont apporté des protéines fraiches.

Nous avons rapidement pris notre rythme de vie, immuable d’un jour à l’autre : séances d’école matin et après-midi pour Corentin, nombreuses séances de piscine pour Aurore tout au long de la journée. L’ordinaire était amélioré par des ateliers pâte à sel, cuisine ; par des petits cadeaux apportés par la petite souris (3 dents perdues par Corentin pendant le parcours, ce n’est à priori pas le scorbut, heureusement la petite souris avait fait des réserves !) ; par un bon repas du sud-ouest pour fêter la mi-parcours ; et par des manoeuvres d’entrainement type « récupération d’un sac poubelle tombé à la mer ».

Il y a aussi eu quelques travaux apparaissant au fur et à mesure du parcours : remplacement de la courroie de l’alternateur d’arbre d’hélice ; récupération du spi tombé à l’eau après s’être déchiré sur toute sa hauteur : le soleil des tropiques est très dur pour les coutures des voiles. Le plus dur sera probablement la malédiction qui se colle à nos appareils photos : celui acheté en Martinique nous a lâché, sans raison connue. Par conséquent, pas de photo de qualité de la Transpacifique, ni de la Polynésie, et ce au moins jusque Tahiti… Il nous faudra garder les images bien ancrées au fond de notre tête !

Nous sommes tous bien contents d’avoir réussi ce long parcours, le plus long de notre voyage, nous amenant dans cette partie du monde si nouvelle, si différente, si éloignée de ce que nous avons pu découvrir jusqu’à présent !

Notre première étape a été la Baie des Vierges, sur l’île de Fatu Hiva. La baie est bordée par un village de 600 habitants, sachant que l’île au total est habitée par 1200 âmes, et est approvisionnées toutes les 3 semaines par caboteur. Les gens ici ont été extrêmement accueillants, nous offrant pamplemousses, oranges, poulet gratuitement sans rien demander en retour (« pour les enfants ») ! Nous avons pu y troquer souvenirs et autres denrées alimentaires contre une mèche à métal et une pince à rivets, difficiles à se procurer ici. Nous y avons fait de grandes marches au milieu de paysages spectaculairement verticaux.

Nous sommes maintenant à Atuona, sur l’île de Hiva Oa, mégapole de 2000 habitants, dernière résidence de Brel et Gauguin, possédant aussi semble-t-il quelques sites archéologiques. Petite halte culturelle ! Mais aussi petite halte pour se réapprovisionner en vivres et en eau. Ensuite, nous irons vers les île Tuamotu, célèbres pour ses atolls coralliens et productions de perles, avant d’aller vers l’archipel de la Société (Tahiti), d’où nous vous donnerons nos prochaines nouvelles !

Mille mercis à David pour nous avoir suivis quotidiennement depuis la terre, donné conseils et prévisions météo, sachant qu’un bête problème de forfait nous empêchait de télécharger mails et fichiers météo avec notre téléphone satellite.

A bientôt !

Petit Prince et son équipage

 

2017 05 29 - Avant la transpacifique

Bonjour à tous !

Le nouveau moteur de pilote automatique que nous attendons vient d’être libéré par la douane équatorienne, nous devrions donc être prêts à (re-)partir sous peu !

Notre séjour aux Galapagos aura finalement été une bonne chose : en plus de réduire la durée de la transpacifique, il a permis de refaire le plein d’eau et de produits frais : fruits, légumes, viande. Et surtout, il nous aura fait découvrir une faune d’une abondance et diversité stupéfiante ! Iguanes terrestres et marins, tortues géantes, otaries, fous à patte bleue avec leur danse d’amour attendrissante, en sont quelques exemples.

Nous avons pu mieux comprendre les restrictions appliquées aux voiliers en escale, susceptibles d’amener des espèces invasives d’insectes et de coquillages. Et si notre coque était bien propre à notre arrivée, inspectée par un plongeur, elle ne l’est plus du tout tellement les algues poussent vite ici. Besoin d’un nouveau carénage pour éviter d’emmener des espèces invasives aux Marquises ?

Pendant notre séjour, Aurore s’est bien entrainée à dire papapapapa et trotrotrotro, et à descendre du tobogan. Corentin nageait tous les jours avec moi autour de Petit Prince jusqu’au jour où il a aperçu un requin de 2 mètres, à priori pas dangereux, mais pas rassurant ! Il s’est fait un super petit copain, Moz, 4 ans et déjà trilingues. Nous avons visité des tunnels de lave : les Galapagos sont des îles volcaniques, et lorsque la rivière de lave se solidifiait en surface, la lave continuait de couler comme une rivière souterraine jusqu’à ce que la coulée s’arrête, laissant derrière elle un tunnel.

Nous avons visité Seymour, une île du parc naturel avec d’innombrables espèces d’animaux volants, terrestres et marins. Visité des plages où les tortues viennent pondre leurs œufs, et nagé à leur côté. Et si nous n’avons finalement que peu visité les autres îles à cause du coût exorbitant des sorties dans le parc naturel (100$/jour/personne, pas de réduction pour les enfants), nous garderons un souvenir fantastique de cet endroit.

Ici rien n’est fait pour les voiliers en escale, peut-être pour les raisons évoquées plus haut. Nous avons réussi 2 parcours du combattant :

  • Plein d’eau : commander des bidons de 4 gallons provenant de l’usine de désalinisation, les transvaser à terre dans nos bidons pour ensuite aller remplir les cuves du bateau
  • Plein de gasoil : obtenir un « fuel permit » (délai 48h, valable une seule journée), puis aller 5 fois à la station-service pour remplir les jerricans d’essence et les transvaser dans les réservoirs

Nous sommes désormais sur le point d’être prêts à (re-)partir, et je vais me répéter en écrivant que nos prochaines nouvelles seront envoyées depuis la Polynésie !

A bientôt, Pierre-Emmanuel pour l’équipage de Petit Prince

 

2017 05 - Bestiaire des Galapagos

Extrait du bestiaire de Santa Cruz, aux Galapagos

Les animaux marins

Serpent de mer

Requins

Otaries

Iguane marin

Crabe avec iguane marin

Banc de raies

Tortue de mer (juste la tête)

 

Vus mais pas photographiés : tortues marines, d’innombrables espèces de poissons

Les oiseaux

Pélican en train d’avaler un poisson

Héron à la plage des allemands

Oiseau

Vus mais pas photographiés : fous à pattes bleues, frégates, nid de pinsons, et beaucoup d’autres !

Les animaux terrestres

 

Tortue terrestre

Lézard

Iguane terrestre

 
Pierre-Emmanuel et l'équipage de Petit Prince
 

2017 05 09 - Arrêt technique aux Galapagos

Notre passage du canal de Panama avec Petit Prince s’est bien passé, à un demi-tour près dans la dernière écluse à cause d’un courant très fort. Heureusement les écluses sont plus larges que celles de Honfleur et il y avait la place pour manœuvrer. Nous sommes ensuite restés quelques jours de l’autre côté, à Panama city, pour laisser passer la grippe attrapée par Aurore on ne sait comment.

La première partie de la traversée du pacifique a été comme attendu : très peu de vent, le tiers du temps a été fait au moteur. Nous avons traversé le célèbre pot au noir, avec ses grains orageux et vents variables voire nuls. Nous avons repris nos habitudes des journées en mer : cours du CNED, pèche (un thon et… un oiseau !), cuisine, jeux. Hors routine : les dauphins nous ont accompagnés au début du parcours plusieurs jours, les garde-côtes colombiens nous ont abordé à 200 miles des côtes, à la recherche de ce que l’on devine quoi. Nous avons aussi accueilli quelques oiseaux marins, qui semblent avoir passé un bon moment à bord !

Grande émotion lors du passage de l’équateur (nous sommes maintenant dans l’hémisphère sud), et lors des 90° de longitude ouest, représentant un quart de tour du monde parcouru depuis notre départ !

Nous n’avions pas prévu de nous arrêter aux Galapagos, sur la route des Marquises, à cause de frais d’entrée trop importants. Le sort en a décidé autrement ! Notre très cher pilote automatique, qui vaut pour 2 équipiers, nous a lâché peu avant de passer devant ces îles. Cela signifie qu’il nous aurait fallu un de nous deux à la barre 100% du temps jour + nuit, en plus de s’occuper des enfants, du bateau (voiles, etc), de la vie à bord… Cela ne pouvait pas marcher pendant les 3 semaines de trajet restant à parcourir jusqu’aux Marquises.

Nous voici donc à Puerto Ayora, Ile de Santa Cruz, Galapagos, le temps de recevoir un nouveau moteur de pilote automatique en provenance de France, compter environ 2 semaines. Il y a des endroits pires pour attendre des pièces de rechange ! Nous ne devrions pas trouver le temps long, les Galapagos sont constituées d’écosystèmes uniques au monde. Sans avoir quitté le port, nous avons déjà fait connaissance avec une tortue et 2 requins nageant autour de Petit Prince, et approché des otaries qui montent sur les quais et même sur les annexes qui y sont amarrées !

Nous vous reparlerons de cette magnifique expérience avant de (re-)partir !