Extrait du bestiaire de Santa Cruz, aux Galapagos

Les animaux marins

Serpent de mer

Requins

Otaries

Iguane marin

Crabe avec iguane marin

Banc de raies

Tortue de mer (juste la tête)

 

Vus mais pas photographiés : tortues marines, d’innombrables espèces de poissons

Les oiseaux

Pélican en train d’avaler un poisson

Héron à la plage des allemands

Oiseau

Vus mais pas photographiés : fous à pattes bleues, frégates, nid de pinsons, et beaucoup d’autres !

Les animaux terrestres

 

Tortue terrestre

Lézard

Iguane terrestre

 
Pierre-Emmanuel et l'équipage de Petit Prince
 

Notre passage du canal de Panama avec Petit Prince s’est bien passé, à un demi-tour près dans la dernière écluse à cause d’un courant très fort. Heureusement les écluses sont plus larges que celles de Honfleur et il y avait la place pour manœuvrer. Nous sommes ensuite restés quelques jours de l’autre côté, à Panama city, pour laisser passer la grippe attrapée par Aurore on ne sait comment.

La première partie de la traversée du pacifique a été comme attendu : très peu de vent, le tiers du temps a été fait au moteur. Nous avons traversé le célèbre pot au noir, avec ses grains orageux et vents variables voire nuls. Nous avons repris nos habitudes des journées en mer : cours du CNED, pèche (un thon et… un oiseau !), cuisine, jeux. Hors routine : les dauphins nous ont accompagnés au début du parcours plusieurs jours, les garde-côtes colombiens nous ont abordé à 200 miles des côtes, à la recherche de ce que l’on devine quoi. Nous avons aussi accueilli quelques oiseaux marins, qui semblent avoir passé un bon moment à bord !

Grande émotion lors du passage de l’équateur (nous sommes maintenant dans l’hémisphère sud), et lors des 90° de longitude ouest, représentant un quart de tour du monde parcouru depuis notre départ !

Nous n’avions pas prévu de nous arrêter aux Galapagos, sur la route des Marquises, à cause de frais d’entrée trop importants. Le sort en a décidé autrement ! Notre très cher pilote automatique, qui vaut pour 2 équipiers, nous a lâché peu avant de passer devant ces îles. Cela signifie qu’il nous aurait fallu un de nous deux à la barre 100% du temps jour + nuit, en plus de s’occuper des enfants, du bateau (voiles, etc), de la vie à bord… Cela ne pouvait pas marcher pendant les 3 semaines de trajet restant à parcourir jusqu’aux Marquises.

Nous voici donc à Puerto Ayora, Ile de Santa Cruz, Galapagos, le temps de recevoir un nouveau moteur de pilote automatique en provenance de France, compter environ 2 semaines. Il y a des endroits pires pour attendre des pièces de rechange ! Nous ne devrions pas trouver le temps long, les Galapagos sont constituées d’écosystèmes uniques au monde. Sans avoir quitté le port, nous avons déjà fait connaissance avec une tortue et 2 requins nageant autour de Petit Prince, et approché des otaries qui montent sur les quais et même sur les annexes qui y sont amarrées !

Nous vous reparlerons de cette magnifique expérience avant de (re-)partir !

Bonjour à tous,

Après 3 semaines d’attente, le grand jour est arrivé où nous allons quitter notre marina tranquille pour passer le canal de Panama et rejoindre le Pacifique…

Nous n’avons pas passé ces 3 semaines qu’à nous dorer au soleil ! Nous avons aussi visité le Fort de San Lorenzo, construit par les espagnols pour se protéger des pirates anglais sur la côte Caraïbe ; visité la ville de Panama, ainsi que sa vieille ville aussi fortifiée, côté Pacifique ; Corentin a reçu son diplôme de nageur autonome avec d’innombrables largeurs faites dans la piscine, et Aurore a reçu son diplôme de marche ! Nous avions aussi des séances de biologie, avec l’observation de crocodiles, singes qui sautent dans les arbres, et fourmis qui transportent des feuilles 10 fois plus hautes qu’elles dans la jungle toute proche de la marina.

Nous (moi et Corentin) avons aussi passé le canal en tant qu’équipier à bord d’un voilier Nouveau-Zélandais, histoire de voir comment ça se passe. Et c’était drôlement intéressant ! Vous avez vu les photos dans notre dernier article. Si notre horaire de passage est le même que celui que nous avons eu, ce qui devrait être le cas à quelques heures près, vous pourrez nous voir en direct sur www.pancanal.com, le 22 avril, pour les noctambules entre 2h et 5h (heure française) sur l’écluse de Gatún, et entre 21h et minuit sur l’écluse de Miraflores.

Ensuite, la météo prévoit 0 vent pendant les 10 prochains jours, on ne sait pas la suite, donc le plus probable est que nous partions en direct et au moteur (aaaaaaaargh – comme on n’aime pas ça) pour récupérer les alizés de sud est qui soufflent à partir des Galapagos. Nous sommes trop impatients d’arriver en Polynésie ! D’où nous vous devrions vous envoyer nos prochaines nouvelle :-) , compter un mois – un mois et demi.

A bientôt,

Pierre et toute la petite famille

 

Aurore marche à Panama

Corentin devant l'ambassade de France

Les fourmis

Fuerte San Lorenzo.

Singe, cherchez bien !.

 

A l’approche du canal, vue sur un pont en construction qui va l’enjamber :

Entrée de l’écluse de Gatún, on voit les mules qui servent à guider latéralement les gros navires, et un remorqueur qui s’apprête à être en pleine action :

Les portes se referment sur l’Atlantique :


 

Dans la première écluse de Gatún :

Une dernière vue sur l’Atlantique :

Bouée où on a passé la nuit dans le lac Gatún :

Lac Gatún à traverser, 30 miles au total entre les écluses côté Atlantique et Pacifique :

 

 

Approche de l’écluse de Pedro Miguel :

Nous y serons en bonne compagnie :

Toujours dans l’écluse Pedro Miguel, nous sommes à couple d’un ferry :

Dernière écluse, Miraflores et vue sur le Pacifique :

Le Pont des Amériques, dans le Pacifique :

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Transat : c’est fait ! 35° de longitude parcourus vers l’ouest, équivalents à 2100 miles nautiques (3800km) parcourus d’une traite en voilier. Nous avons mis un peu moins de 13 jours pour aller de Brava, au cap Vert, à la Barbade, l’île la plus orientale de l’arc antillais où nous sommes arrivés le 25 décembre au matin. Nous sommes arrivés le matin de Noël, quel cadeau !

 

Il a été possible de tenir une bonne vitesse (6-7 nœuds) tout le long grâce à des alizés bien établis – leur bon établissement était un préalable au départ. Vents dans la bonne direction, mais un peu plus forts qu’attendu, ce qui fait qu’on n’a pu hisser le spi que quelques demi-journées sur toute la traversée. Petit Prince s’est très bien comporté. Fiable, régulier, une telle traversée génère forcément de l’usure sur les voiles, les bouts, la métallurgie mais pas sur la mécanique puisque le moteur n’a pas tourné !

 

Bonne performance aussi côté pêche : nous avons eu du poisson très régulièrement, sans déplorer trop de pertes de hameçons. La plus belle prise était sans conteste un magnifique thon rouge pêché au début du réveillon de Noël, qui aura rempli nos assiettes pendant plusieurs jours. Entre 2 prises, le ramassage des poissons volants tombés sur le pont pendant la nuit nous assurait l’apéro, servi comme des maquereaux sur du pain beurré (fabriqué maison).

 

Pendant cette période, le four a marché à plein régime, justement pour le pain, mais aussi les « polentas », quiches lorraines (tant qu’il y avait du jambon), et quelques trop rares gâteaux au chocolat puisqu’au Cap Vert les tablettes de chocolat noir à cuire n’existent pas.

 

Comme pour les précédentes traversées, différentes tâches occupaient bien l’ensemble de l’équipage : cours du CNED, accompagner Aurore dans sa découverte des espaces, cuisine, pêche, lecture, jeux, décorations de Noël… Le Uno a cédé sa place aux chevaliers, puzzles, bandes dessinées. Corentin et Aurore ont joué des heures ensemble à roulé-boulé ou aux Playmobil. Attendrissant !

 

Nous n’avons pas tant progressé nos connaissances des étoiles ni de la navigation astronomique car le temps était souvent couvert, bien que très chaud – et les nombreuses averses tièdes ont permis de dessaler le bateau, les habits et d’enlever la poussière accumulée au Cap Vert. Nous avons sciemment décidé de ne pas changer d’heure au fur et à mesure de notre progression vers l’ouest, ce qui nous a permis de profiter des débuts de soirée dehors comme en été !

 

Maintenant, nous allons passer les 2 mois qui viennent à :

-          D’une part visiter les îles Antillaises : Saint Vincent les Grenadines, Sainte Lucie, Dominique, Martinique, etc. Une première série de visites est prévue dans les deux semaines à venir avec Mic, Mimie et Austin (un de leurs amis). Une seconde fin février en accompagnant un bateau loué par Mer Amitié et qui ira de la Martinique aux Grenadines – le parcours exact reste à définir.

-          Nous souhaitons aussi nous poser quelques semaines à un endroit donné (Martinique ou Guadeloupe) pour apprendre à nager à Corentin, faire quelques réparations sur le bateau, lier des connaissances, et surtout préparer la suite du voyage : passage de Panama, traversée du Pacifique et visite de la Polynésie ! Ce sera à partir de début mars : nous vous donnerons des nouvelles d’ici là! (après vous avoir envoyé les photos de notre traversée qui ne sont pas encore disponibles)

Pierre-Emmanuel et toute sa famille