2017-08 Sirénade des Baléares à Marseille

Quelle belle découverte que ce périple en Méditerranée de Palma de Majorque aux îles du Frioul, en passant par Minorque, Cassis, les calanques et le vieux port de Marseille, soit environ 430 milles parcourus, dont une traversée de 200 milles entre Minorque et Cassis.

Une nouvelle fois, cette croisière a permis de casser les préjugés que l’on peut avoir lorsque l’on ne connaît pas en détail une zone de navigation. Un grand plaisir de marcher dans Palma, ville à l’architecture étonnante et magnifique, de mouiller dans des calas de Majorque et Minorque parfois seuls (eh oui) et jamais surpeuplées, de parcourir Ciutadella (Minorque) le jour et la nuit, de se baigner dans une eau (très) chaude, de faire de la voile aussi car il peut y a avoir du vent !  Nous n’avons pas su résister aux tapas, sangria, et autres paellas locales…

Il fallait pour tout cela un bon bateau, inutile de préciser que Sirénade et son indispensable bimini ont été largement à la hauteur. Les experts du matelotage ont même mis en place un dispositif pour faciliter la sortie du bain à partir de l’échelle. Etonnamment, ce petit manque n’avait pas été constaté en Manche... Les rois du plongeon se sont défiés (souvent) avec de magnifiques acrobaties toutes plus improbables les unes que les autres, les plongeurs (avec bouteilles) ont eu deux fois l’opportunité d’aller découvrir les fonds sous marins.

Il y a eu aussi cette traversée (au moteur…) de 33 heures entre Minorque et Cassis ! Heureusement agrémentée de plusieurs animations (le chef de bord doit parfois être inventif pour garder l'équipage en éveil). D’abord le survol d’un Falcon de la marine nationale qui nous a contrôlé (survol  très rapproché, contact radio en VHF, questions diverses), ensuite de plusieurs rencontres avec les dauphins, dont une inoubliable à la tombée du jour. Les photographes étaient à leur affaire.

Arrivés en France, les calanques ont été explorées avant de trouver refuge au Frioul en prévision d’un mistral puissant. L’exploration à pied des îles du Frioul a aussi réservé de belles surprises, à l’occasion d’un pique-nique au bord de l’eau suivi d’un bain dans la plus belle calanque locale.

Mais une croisière de Mer Amitié ne serait pas totalement réussie sans les relèves d’équipage. Moments toujours joyeux où les chefs de bord se passent les consignes techniques, où les équipages échangent sur leurs découvertes, surprises et bonnes adresses. Viennent parfois se  joindre des adhérents exilés dans le sud et pas avares de conseils sur la zone de navigation. Du pur bonheur !

Michel  Latouche

 

2017 06 24 - 07 08 - Faro - Malaga par Gibraltar

EQUIPAGE : PATRICK, SYLVIE, JEAN-LOUIS, MARTINE, FRANCIS, VIRGINIE

 

La relève avec Yvon a finalement lieu à VILAMOURA, plutôt qu’à OLHAO qui est d’accès un peu complexe avec un grand tirant d’eau.

VILAMOURA est une modeste marina, entourée de 10 terrains de Golf et d’hotels internationaux au milieu d’une pampa de centaines d’hectares infestée de ronds points [1].

Différents modèles de Porsche sont garés autour des bassins, probablement pour éviter de payer les parkings. Un intermarché  tout proche nous permet de faire quelques courses.

 

Le lendemain, départ pour Ayamonte, rive espagnole du Rio Guadiana. Le temps est gris, il pleut même suffisamment  pour que nous enfilions nos vestes de quart, à l’exception de Francis qui tient à profiter de la température qui reste clémente. Le vent est soutenu et nous filons 8 à 9 nœuds, et nous embouquons bientôt le Rio Guadiana.

AYAMONTE est une petite ville frontière agréable, surtout sous le soleil. Le thon rouge y est bon marché, nous en profitons donc pour remplir notre congélateur. La cervoise coule également à flot. Nous dégustons nos premières tapas, les espagnols sont d’un commerce agréable, et les automobilistes laissent passer les piétons sur les passages protégés. La ville est très propre, comme toutes celles que nous verrons par la suite.


[1] La belle sœur du Gouverneur local est, parait il, négociante en round abouts.

 

Le lendemain, départ pour MAZAGON, plus de 20 nds de vent, temps ensoleillé, solent et un ris, toujours grand largue. On se souvient mal de MAZAGON, car la grande marina à moitié vide est loin de la ville : il faut grimper un peu pour trouver la seule rue animée où les quelques restaurants se disputent la clientèle locale : nous cédons aux invitations d’un tavernier ibère : une paella pour ce soir fera l’affaire.

Les sanitaires de la marina sont assez bien dissimulés, et plutôt  bien entretenus.

De MAZAGON, nous partons à ROTA :  Petite ville située en face de CADIX, dans le Golfe éponyme[1]. Le vieux centre jouxte la marina,  et il est truffé de petits restaurants sympathiques, qui servent entre autres du poulpe à la galicienne et de la bière.  La promenade de bord de mer est très agréable au soleil couchant.


[1] Ah ah !