Juste un clin d’œil, car si l'automne astronomique n'est arrivé que le 23 septembre à 2h28 TU, la météo y était déjà un petit peu.

L'équipage de Lady Vague gagne déjà son bord le vendredi soir, rejoint par un équipier de Sirénade. J'ai rarement vu un calme aussi persistant dans le port. Durant toute la soirée, la surface de l’eau est comme un miroir.
Heureusement que nous n'avions pas prévu  une navigation de nuit.

Samedi matin nous partons vers 9h30 et il faut se déhaler au moteur jusqu'à tourner la Hève pour sentir un petit vent d'est qui incite à sortir les voiles.
Lady Vague avance tranquillement sur une mer calme.
Quand le vent devient SE, il est temps de sortir le spi.
Las! Le temps de gréer, juste au moment d'envoyer, le vent tourne N-NW. 
Nous bénéficions de quelques risées, du passage de quelques grains, il faut réduire le génois et prendre un ris.
Et puis le soleil revient, le vent faiblit. Tout dessus, Lady Vague continue gaillardement sa route jusqu'à ce que la vitesse sur le fond tombe à 0.00. 
Il faut bien pousser au moteur pour arriver à Fécamp à une heure raisonnable. Nous y sommes rejoints par Sirénade.

Soirée (bonne) pour les deux équipages rassemblés sur Sirénade.

Samedi matin, le ciel est couvert et l'outre d’Éole ouverte.
A la sortie du port nous sommes accueillis par un  sympathique NE entre 20 et 25 nœuds et la houle qui marche avec. De quoi avancer sans souci contre le flot.
Avec un demi génois et une grand-voile à un ris, nous entreprenons la descente vers Le Havre.
Lady Vague se sent pousser des ailes et nous gratifie de quelques beaux surfs avec l'eau qui jaillit de chaque côté de l'étrave. La barre reste très douce et sensible.
Heureusement la température reste clémente, il ne pleut pas et le vent apparent ne dépasse pas les 15 nœuds.
La mer se clame en trois temps: d'abord avec la renverse puis après le Cap d'Antifer lorsque la côte nous protège un peu.
Et enfin un peu plus tard, avec une superbe éclaircie, juste avant Le Havre, lorsque le vent mollit.
Nous nettoyons le canot sous un beau soleil.

C'est encore l'été!

Gabriel Gouy

Pour ma première sortie en tant que chef de bord, le départ est fixé assez tôt Samedi matin car la route de Fécamp risque d'être peu ventée.

Et en effet, s’il fait très doux, si le soleil est présent, le vent est faible, ce qui nous oblige à avancer au moteur pendant un moment. Enfin, un petit vent 8-10 nœuds se lève et nous permet de faire route. On règle au mieux les creux des voiles pour profiter de toute la puissance du petit vent.

Le petit temps, le petit courant nous permetent de naviguer non loin de la côte.

Puis le temps se couvre avant Antifer. Puis le temps s’assombrit et nous offre un beau grain. Le vent qui s’établit à 24-25 nœuds, fait avancer fort le bateau (autour de 8 nœuds ça nous change un peu des 2-3 nœuds), mais la pluie est aussi de la partie, puis la grêle, de quoi bien mouiller le barreur qui n’a pas mis son ciré et ses bottes. Heureusement que la tempréature est toujours douce.

Le grain passé, grand soleil sur Etretat, et de nouveau petit vent.

Beaucoup d’oiseaux sur notre parcours, particulièrement nombreux sont les Fous de Bassan.

Nous arrivons vers 18h à Fécamp après avoir été doublé par un Mil’ Pat (voir aussi ici et sur Wikipedia) qui ramène ses passagers au port.

Après une bonne soirée avec l’équipage de Lady Vague, la nuit fut calme.

 

Dimanche matin, du vent est prévu, on l’entend dans le port. La mer doit être formée.

En effet, en sortant du port, nous découvrons une belle houle de Nord-Est accompagnée d’un vent de 20 nœuds de Nord-Est aussi. De fait, nous allons glisser entre 8 et 9 nœuds dans des surfs pendant plus d’une heure.

Malgré le vent fort, la température reste très douce.

Le retour est beaucoup plus rapide et à 15h, nous sommes arrivés au Havre après un week-end aux styles de navigation très variées qui a ravi les équipiers et le nouveau chef de bord.

Claude DOUME.

 

Je les prends mes bottes? Ben non, la météo annonce 3 Beaufort, rafale à 4 pour le WE, et du soleil! Je les laisse au placard!

 

Nous quittons le ponton après avoir admiré les nouvelles aussières de Gabriel, envoyons le spi le long du chenal et passons la pointe "du bout du monde" pour nous diriger vers Fécamp.

Alors que nous remontons vers le Nord, le vent fraîchi. 15, 16, 17, 18 , 19, 20, 21, 22 et.... jusqu'à 25 nœuds de vent apparent en rafale.

Lady vague, au prés, deux ris dans la GV, monte sur chaque vague, les unes après les autres. Nous aurions presque souhaité mettre le troisième ris quand l'anémomètre flirtait avec les 25 noeuds.

Hadrien (avec un H), le moussaillon de 7 ans du bord, s'accroche! Nous optons pour des bords le long des falaises où les vagues sont plus douces. Nous admirons de près les falaises d'Etretat, et arrivons à Fécamp après 9 heures de navigation ensoleillées, mais rugueuses. Ouf!   Merci Météo-Consult pour les prévisions météo optimistes!!

 

Dimanche, un vrai bonheur! Le courant est contre nous, mais le vent avec nous. Nous envoyons le spi! A 21 nœuds de vents, nous affalons par précaution. La mer se forme.

Au Nord d'Antifer, vent contre courant lève une mer assez creuse. Les voiles sont en ciseau et nous entendons derrière nous les vagues déferler. Nous ne faisons pas le fiers jusqu'à avoir quitté cette zone de remous.

 

 

 

 

Fatigué, nous nous mettons à l'abri de la digue d'Antifer. La capitainerie à la VHF nous invite à quitter la zone immédiatement. Nous négocions une pause de 20 mn pour que l'équipage reprenne ses esprits.


Après des spaghettis bolognaises méritées et englouties trop vite, nous quittons la protection rassurante de la digue d'Antifer et reprenons la mer pour arriver au Havre à 17h30.

 

Notre équipage sur trois générations a été au top! Bravo à Andrée pour avoir joué le rôle de la mamie rassurante, à Guillaume pour ne pas avoir laché son fils Hadrien, à Hadrien pour son aide efficace au rangement du bateau et à Louis pour m'avoir secondé avec efficacité.

 

Bravo Lady Vague pour ce rodéo du samedi et ces surfs du dimanche! Un très bon moment partagé ensemble.

 

Philippe PIGANEAU

 

 

 

La météo de ce week end de septembre annonçait un vent NE F2 à 3, temps nuageux avec de belles éclaircies et une visibilité moyenne.

Les deux équipages décident de naviguer ensemble en prenant la direction de Courseulles-sur-mer où la cocotte pour le repas du soir nous attend. (eh oui! on s'organise....)

Par ce vent faible, Lady Vague prend l'ascendant sur Sirénade, permettant ainsi à l'équipage de Lady Vague de jouer avec tout son jeu de voiles .

La soirée et le repas pris en commun sur Sirénade au port de Courseulles fût l'occasion d'apprécier les plats servis, de parler de MER et de resserrer l'AMITIE.

Le retour au Havre s'effectue par visibilité moyenne et pétole le matin, alors que le vent monte au fur et à mesure de la journée jusqu'à prendre quelques tours dans le génois en baie de Seine. Et à ce moment, c'est Sirénade qui prend l'ascendant sur Lady Vague.

Bref, une belle flottille pour tous les gouts.

Amicalement

Arnaud Lefebvre

  

 

La gazelle Lady Vague et l’éléphant Sirénade avait décidé ce week-end de faire route commune pour Courseulles, où un excellent repas préparé par Anne les attendaient.

La gazelle fut très à l’aise dans le petit temps du samedi, n’hésitant pas à virevolter autour d’un éléphant plus emprunté dans ces conditions. Il usa de tous les artifices à sa disposition (le spi, la risée diesel, trompe - ou corne de brume plus exactement, …) mais rien n’y fit, la gazelle ne fit que le taquiner, bien menée par un équipage au top.

Nos deux compères, heureux de se retrouver après un été de séparation, passèrent une bien agréable soirée ensemble… 10 personnes se retrouvèrent pour l'apéritif et le repas du soir sur Sirénade, un record peut-être ?

Le dimanche fût plus favorable à l’éléphant qui trouvât dans le vent plus soutenu l'occasion de se transformer en lévrier, glissant à merveille sur l'eau plate et accélérant à chaque risée. L'équipage était tout heureux d'avoir récupéré son animal fétiche ! Il eut aussi bien chaud sous le soleil, et aperçut de temps à autre la gazelle lorsque la visibilité parfois faible le permettait.

PS: Pour les prochaines navigations, n'oubliez pas la crème solaire, absolument indispensable en baie de Seine !

Amicalement

Michel Latouche